Commençons par le sens direct, qui est le plus facile :
Supposons que g est bijective, et notons g−1 son inverse. On pose :
Ψ :F(E,E)f⟶F(E,E)⟼g−1 ∘ fAlors, pour tout f∈F(E,E), Φ ∘ Ψ(f)=g ∘ g−1 ∘ f=f, et Ψ ∘ Φ(f)=g−1 ∘ g ∘ f=f. Ainsi, Φ ∘Ψ=IdF(E,E)=Ψ ∘ Φ, donc Φ est bien inversible.
Réciproquement, supposons que Φ est bijective. Alors, il existe g′∈F(E,E) tel que g ∘ g′=IdE. Ici, il faut faire attention. A première vue, on pourrait croire qu’on a terminé. Cependant, pour que g soit bijective, il faut également qu’elle soit inversible à gauche. Montrons que c’est le cas. Posons :
Ψ :F(E,E)f⟶F(E,E)⟼f ∘ gAlors, Ψ commute avec Φ : pour tout f∈F(E,E), Φ ∘ Ψ(f)=g ∘f ∘ g, et Ψ ∘ Φ(f)=g ∘ f ∘ g. Puisque Ψ commute avec Φ, alors elle commute avec son inverse (de manière générale, si ⋅ est une opération associative, et qu’il existe a,b avec a inversible pour ⋅, tels que a⋅b=b⋅a, alors en multipliant à gauche et à droite par a−1, on obtient b⋅a−1=a−1⋅b).
Ainsi,
Ψ(g′)=Ψ(Φ ∘ Φ−1)(g′)=Φ−1(Ψ ∘ Φ)(g′)=Φ−1(g ∘ g′ ∘ g)=Φ−1(g)=IdE.Donc g′ ∘ g=IdE, donc g est inversible à gauche et à droite, d’où g bijective.
No messages yet.