Une solution à la question 1. : (1) Comme E est de dimension infinie, sa sphère unité n’est pas compacte : elle possède une suite (sn) n’ayant pas de valeur d’adhérence. (2) Soient p,q∈E∖K. Rejoignons p et q par un chemin tracé dans E∖K. (a) Si [p;q]⊂E∖K, le chemin [0;1]∋t↦p+t(q−p) convient, ce par définition de [p;q] (b) Sinon, puisque E∖K est ouvert, on peut trouver un r>0 tel que B(p,r)∪B(q,r)⊂E∖K.
(B(p,r) désigne la boule ouverte de centre p et de rayon r pour la norme sur E, etc.)
Montrons ∃N∈N:[p+rsN;q+rsN]⊂E∖K(∗) En effet dans le cas contraire, on aurait ∀n∈N,∃0≤tn≤1:p+rsn+(q−p)tn∈K Mais alors les suites (tn)∈[0;1]N et (p+rsn+tn(q−p))∈KN vivent toutes deux dans des parties compactes de leur espace ambient. Quitte à extraire deux fois, on peut trouver une extractrice φ telle que (tφ(n)) et (p+rsφ(n)+tφ(n)(q−p)) convergent. Or pour tout entier n, sφ(n)=r1Converge(p+rsφ(n)+tφ(n)(q−p))−Convergetφ(n)(p+(q−p)) Cela contredit la propriété de la suite (sn). La propriété (∗) est donc démontrée. Conclusion du cas (b) : on a construit un segment évitant K et rejoignant un élément pN de la partie convexe B(p,r) à un élément qN de la partie convexe B(q,r). On rejoint p à q en évitant K en concaténant les segments [p;pN], [pN;qN] et [qN;q].
Ceci termine la preuve globale.
Remarque : la propriété (∗) est en fait vérifiée par une infinité de N (examiner la preuve ci-dessus) : il existe une infinité de translatés du segment [p;q] qui ne rencontrent pas K !
Une solution à la question 2. : En dimension finie, B(0,2)∖B(0,1) est compacte, et son complémentaire ne l’est pas. Un dessin en dimension 1 ou 2 aide à s’en rendre compte.
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