Il suffit de montrer que (R,+) et (Rm,+) sont isomorphes pour tout m≥1.
Considérons R comme un espace vectoriel sur Q et prenons B⊂R une base. Notons que B est forcément indénombrable et existe par un théorème dont la preuve repose sur l’axiome du choix.
Remarquons alors que
B′={(b,0,…,0)∈Rm∣b∈B}∪{(0,b,0,…,0)∈Rm∣b∈B}∪⋯∪{(0,…,0,b)∈Rm∣b∈B}est une base de Rm en tant que Q-espace vectoriel. En effet, l’indépendance linéaire suit de celle de B et B′ génère Rm.
Or, ∣B′∣=∣B×{1,…,m}∣=∣B∣ car ∣B∣ est infini. Il existe donc une bijection g:B→B′. Soit alors f:R→Rm définie par f(0)=0 et f(q1b1+⋯+qkbk)=q1g(b1)+⋯+qkg(bk) pour tout ensemble fini {b1,…,bk}⊂B et q1,…,qk∈Q∖{0}. Il est aisé de vérifier que f est une bijection et que f(x+y)=f(x)+f(y) pour tous x,y∈R.
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