Soit (dn)n une suite dense de BX. On considère l’application π:ℓ1⟶X définie par π(x):x↦∑n≥0x(n)dn. On constate dans un premier temps que π est bien définie puisque la série ∑n≥0xndn est normalement convergente et que X est un espace de Banach. La linéarité de π est claire, et ∥π(x)∥≤∥x∥1, ce qui montre la continuité de π.
Comme (dn)n est dense dans BX, si y∈BX est distinct de dn pour tout n, il existe dn0 qui est à distance <1/2 de y. Ainsi 2(y−dn0)∈BX, et il existe dn1 qui est à distance <1/2 de 2(y−dn0), et ∥y−dn0−2−1dn1∥<1/4. Ainsi 4(y−dn1−2−1dn2)∈BX, et il existe dn2 qui est à distance <1/2 de 4(y−dn0−2−1dn1), d’où ∥y−dn0−2−1dn1−2−2dn2∥<1/8. On peut s’arranger pour que les dni soient distincts deux-à-deux. Par récurrence, on construit une sous-suite (dnk)k telle que pour tout l≥0, ∥y−∑k=0l2−kdnk∥<2−l−1. Comme x:n↦2−k si n=nk et 0 sinon est ℓ1, et que par passage à la limite y=π(x), on déduit que l’image de π contient la boule unité de X, c’est-à-dire que π est ouverte, donc que π est surjective.
Comme π est continue, ker(π) est fermé, et ℓ1/ker(π) est un espace de Banach. Comme π passe au quotient, π induit une application linéaire injective π:ℓ1/ker(π)⟶X. Pour tout y∈ker(π), ∥π(x)∥=∥π(x−y)∥≤∥x−y∥1, on déduit que∥π(x)∥=∥π(x)∥≤∥x∥, et donc que π est continue et injective. Comme π est surjective, π est surjective, et induit une bijection linéaire continue de ℓ1/ker(π) vers X, et on conclut par le théorème d’isomorphisme de Banach.
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