quelques résultats préliminaires que je ne démontrerai pas.
Résultat. Lien entre dérivations
Soit f de classe C∞ sur I:=]0;+∞[ et soit Δ l’opérateur defini par : ∀g définie sur I, et ∀x∈I,Δ(g)(x):=g(x+1)−g(x)
Alors ∀x∈I,Δ(f)(x)=∫01f′(x+t1)dt puis par récurrence (la régularité de f permet d’utiliser Fubini et la dérivation sous le signe intégral) ∀p∈N∗,∀x∈I, on a
Δp(f)(x)=∫[0;1]pf(p)(x+t1+...+tp)dt1dt2...dtp
dans la suite, on suppose α non entier et soit alors p:=E(α)+1. On pose g définie sur I par ∀x∈I,g(x):=xα. On verifie que g(p)>0 sur ]0;+∞[, que g(p+1)<0 sur ]0;+∞[ donc g(p) est strictement déroissante sur I, que g(p)(x+p)∼g(p)(x) au voisinage de l’infini. La positivité de l’intégrale et la monotonie de g(p) donnent ∀x>0,g(p)(x+p)≤Δp(g)(x)≤g(p)(x) puis que g(p)(x)∼Δp(g)(x) au voisinage de l’infini. On vérifie enfin que, par positivité de l’intégrale, que quel que soit x∈I, Δp(g)>0 et que g(p)(x) tend vers 0 à l’infini donc son équivalent aussi c’est-à-dire Δp(g)(x) tend vers 0 à l’infini. Il est facile de vérifier que quel que soit n, (Δp(g)(n)) est une suite à valeurs entières. Ainsi c’est une suite d’entiers strictement positifs et qui converge vers 0. Contradiction. Donc l’hypothèse sur α est fausse. Par conséquent α est entier, ce qui achève la preuve.
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