On identifie les points A, B et C à leurs affixes complexes a, b et c. Le point M, d’affixe z, minimise l’exposition définie par (∣z−a∣∣z−b∣∣z−c∣)−1. Autrement dit, M maximise ∣z−a∣∣z−b∣∣z−c∣ et puisque la fonction x↦ln(x2) est croissante sur R+, M maximise aussi ln∣z−a∣2+ln∣z−b∣2+ln∣z−c∣2. En mettant la dérivée de cette dernière quantité à zéro, on obtient la condition ∣z−a∣2z−a+∣z−b∣2z−b+∣z−c∣2z−c=0.En utilisant le fait que ∣z∣2=zˉz, cette condition se réécrit z−a1+z−b1+z−c1=0,où on a pris la partie conjuguée. On reconnaît la dérivée logarithmique du polynôme P(z)=(z−a)(z−b)(z−c). La condition se réécrit P′(z)/P(z)=0, donc z est une racine de P′. Dans le cas général, il y a donc deux points qui minimisent l’exposition. D’après le théorème de Marden, ces deux points sont les foyers de l’ellipse de Steiner inscrite au triangle ABC. Le calcul de P′ donne 3z2−2(a+b+c)z+(bc+ac+ab), donc z est de la forme z=3a+b+c±(a2+b2+c2)−(bc+ac+ab).
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