On a uk=u0+kr et vk=v0rk, d’où en notant ϕ l’extractrice (la fonction ϕ telle que vk=uϕ(k)) :
u0+ϕ(k)r=v0rk∀k≥0D’où ϕ(k)=v0rk−1−ru0 pour tout k≥0. Posons pour tout k≥0, Δk=ϕ(k+1)−ϕ(k), alors :
Δk=v0rk−v0rk−1=v0(r−1)rk−1∀k≥0 Avec donc Δ1=v0(r−1) et Δ2=v0(r−1)r, tous deux dans N∗ (par croissance stricte de ϕ), d’où v0 est non nul et r=1. Il s’ensuit que r=Δ1Δ2 est rationnel.
De plus, Δk=Δ1rk−1∈N∗, on en déduit que r est un entier (Autrement, si r=ba, alors Δ1bkak est entier pour tout k si et seulement si bk divise Δ1 pour tout k en supposant a et b premiers entre eux, absurde si b=1). \newline
Par hypothèse, il existe c∈N non nul tel que ϕ(0)=rv0−u0=c, donc v0=cr+u0.
En substituant, on a alors :
ϕ(1)=v0−ru0=cr+u0(rr−1)D’où u0rr−1∈N−cr⊂Z.
Réciproquement, si K=u0rr−1∈Z et r∈N≥2, il existe alors m∈Z tel que u0rr−1=m, posons ϕ(k)=u0rrk−1+Ark où A est à déterminer (on s’inspire bien sûr de ϕ(k)=v0rk−1−ru0=(ϕ(0)r+u0)rk−1−ru0=u0rrk−1+ϕ(0)rk).
En écrivant u0rrk−1=(u0rr−1)⋅r−1rk−1=K⋅∑i=0k−1ri=K⋅Sk∈Z, on a alors ϕ(k)=K⋅Sk+Ark et donc :
Δk=ϕ(k+1)−ϕ(k)=K(Sk+1−Sk)+A(rk+1−rk)=rn(K+A(r−1))∈Z
D’où Δk>0 si et seulement si A(r−1)>−K, il suffit alors de poser A=max(0,−K+1) pour que ϕ soit strictement croissante. Comme de plus ϕ(0)=A≥0, alors ϕ est bien à valeurs dans N. Enfin, on vérifie aisément que vn=uϕ(n) est bien géométrique de même raison r.