Soit λ∈Sp(U). Par définition du spectre, il existe un vecteur propre Z=z1⋮zn∈Cn∖{0} tel que UZ=λZ.
Comme Z=0, l’ensemble {∣zx∣∣x∈[[1,n]]} est une partie finie non vide de R. Il admet donc un maximum. Choisissons i∈[[1,n]] tel que ∣zi∣=x∈[[1,n]]max∣zx∣. Comme Z=0, ce maximum est strictement positif, et par conséquent zi=0.
L’égalité UZ=λZ donne, en considérant sa i-ème composante, j=1∑nuijzj=λzi. En isolant le terme correspondant à j=i, on obtient (λ−uii)zi=1⩽j⩽nj=i∑uijzj. Comme zi=0, on peut diviser par zi, d’où λ−uii=1⩽j⩽nj=i∑uijzizj. En prenant les modules et en utilisant l’inégalité triangulaire, il vient ∣λ−uii∣≤1⩽j⩽nj=i∑∣uij∣∣zi∣∣zj∣.
Or, par définition de i, ∀j∈[[1,n]],∣zj∣⩽∣zi∣, et donc ∀j∈[[1,n]],∣zi∣∣zj∣⩽1. Il s’ensuit que ∣λ−uii∣⩽1⩽j⩽nj=i∑∣uij∣=Λi. Par définition de Di, on a donc λ∈Di.
Ainsi, toute valeur propre de U appartient à l’un des disques Di. Par conséquent, Sp(U)⊂i=1⋃nDi.
Supposons que ∀i∈[[1,n]],∣uii∣>1⩽j⩽nj=i∑∣uij∣. Pour tout i∈[[1,n]], on a alors ∣uii∣>Λi.
Par conséquent, 0∈/Di. En effet, si 0∈Di, alors, par définition de Di, ∣uii∣⩽Λi, ce qui contredirait l’hypothèse.
Ainsi, 0∈/i=1⋃nDi. Or, d’après la première question, Sp(U)⊂i=1⋃nDi. On en déduit 0∈/Sp(U).
Par définition du spectre, 0∈/Sp(U)⟺ker(U)={0}. L’application linéaire associée à U est donc injective. Comme il s’agit d’un endomorphisme de l’espace vectoriel de dimension finie Cn, elle est alors bijective. Par conséquent, U est inversible.
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