(⇒) Supposons que X est séparable. On note B la boule unité fermée de X et B∗ la boule unité fermée de son dual. Soit (xn)n une suite dense dans B, et soit d:B∗×B∗⟶R définie par d(f,g)=∑n≥02−n∣f(xn)−g(xn)∣. Montrons que d est une métrique qui induit la topologie préfaible sur B∗ :
D’une part, d est bien définie pour tout (f,g)∈B∗ puisque pour tout n, ∣f(xn)∣≤∣xn∣=1.
Ensuite, si d(f,g)=0, cela signifie que la forme liénaire continue f−g est nulle sur une partie dense de B, elle est donc nulle sur B, et nulle sur X. Ainsi, f=g. On montre aisément que d satisfait les autres axiomes d’une métrique.
Si x∈X, on note πx l’application B∗⟶R définie par πx(f)=f(x). Soit U un ouvert de R et W=πx−1(U). Soit f∈W et soit ε>0. Soit g∈B∗ telle que d(f,g)<ε. Pour tout n,
∣f(x)−g(x)∣≤∣f(x)−f(xn)∣+∣f(xn)−g(xn)∣+∣g(xn)−g(x)∣,
Et ainsi, ∣f(x)−g(x)∣≤2∥x−xn∥+∣f(xn)−g(xn)∣. Soit δ>0 tel que B(f(x),δ)⊂U. On choisit xn tel que ∥x−xn∥<δ/3. En choisissant ε<δ2−n/3, on trouve que ∣f(x)−g(x)∣<δ, ce qui assure que g(x)∈U. On déduit que tout ouvert préfaible est un d-ouvert.
- Si ensuite f∈B∗ et ε>0, on pose B=Bd(f,ε). Soit N≥1 tel que ∑n≥N2−n+1<ε/2. Si pour tout n<N, ∣f(xn)−g(xn)∣<ε/4, alors d(f,g)=∑0≤n<N2−n∣f(xn)−g(xn)∣+∑n≥N2−n∣f(xn)−g(xn)∣, ainsi d(f,g)<ε. On déduit que tout d-ouvert est un ouvert préfaible.
(⇐) Supposons que B∗ est préfaiblement métrisable. En combinaison avec le théorème de Banach-Alaoglu-Bourbaki, (B∗,σ(X∗,X)) est un compact métrisable. On note K=def(B∗,σ(X∗,X)) Par le théorème de Hahn-Banach, l’application X⟶C(K) x↦(f↦f(x)) est une isométrie. Ainsi, X est isométrique à un sous-espace de C(K) qui est séparable, ainsi X est séparable.
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