On s’inspire pour cette preuve d’une preuve classique de f et f′′ bornées sur R pour obtenir une estimation de la norme infinie de f′. D’après la formule de Taylor avec reste intégral on a ∀x∈R,∀h∈R+,f(x+h)−f(x)=hf′(x)+R1 et f(x−h)−f(x)=−hf′(x)+R2, d’où en sommant : 2f(x)=f(x+h)+f(x−h)−R1−R2.
Avec Cauchy-Schwarz on estime R1 et R2, on obtient une estimation R1⩽Ch3/2 où C2=∫Rf′′2, et idem pour R2.
Ainsi 2∣f(x)∣⩽∣f(x+h)∣+∣f(x−h)∣+2Ch3/2 (1). Soit alors a>0. On intègre l’inégalité (1) entre a et 2a, d’où après majoration 2a∣f(x)∣⩽∫x−2ax+2a∣f(t)∣dt+C′a5/2 . Soit alors ε>0 et soit a assez petit de sorte que C′a3/2<ε. a est désormais fixé. Par hypothèse d’intégrabilité de f, l’intégrale du second membre tend vers 0 lorsque x tend vers +∞, donc est inférieure à ε pour x assez grand, ce qui achève la preuve.
Preuve pour la limite de f′
Comme f est continue et tend vers 0 en +∞, f est bornée. La formule de Taylor avec reste intégral de x à x+h donne alors en utilisant la même notation de R1 donnée plus haut une estimation du type ∀x>0,∀h>0,∣hf′(x)∣⩽2∣∣f∣∣∞+∣R1∣, et d’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz on a ∣R1∣⩽3h3/2g(x) où g(x):=[∫x+∞∣f′′∣2(t)dt]1/2.
NB : cette estimation est plus fine que celle utilisée plus haut pour la limite de f où on avait majoré g par g(0).
Puis en minimisant cette fonction en h, on obtient une estimation du type ∀x,∣f′(x)∣⩽K∣∣f∣∣∞1/3g(x)2/3 où K est une constante universelle et comme g tend vers 0 à l’infini par hypothèse, on conclut.
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· quark67
Mise en forme du texte, avec emploi de passages à la ligne pour aérer. Remplacement de la constante C par K dans la preuve sur f', car ce n'est pas la même constante que pour f. Remplacement de la variable muette x par t dans la déf. de g
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