Solution
NB : On sera amené à noter les valeurs propres de et les valeurs propres d’une autre matrice .
Solution de 1.
a) Si , est diagonalisable et le couple convient. Inversement, si le couple convient, les matrices et commutent et sont codiagonalisables, de sorte que soit diagonaliable. Étant nilpotente, elle est nulle, d’où l’unicité dans ce cas.
b) Si , le couple convient. Inversement, si le couple convient, une coréduction de et justifie que a le même spectre que , donc que , d’où l’unicité à nouveau.
Solution de 2.
On démontre que les points de continuité de l’application étudiée sont exactement les matrices diagonalisables.
a) D’abord, si n’est pas diagonalisable, i.e. , on peut remarquer que est limite de matrices diagonalisables (argument de densité) i.e. telles que , d’où la discontinuité.
b) Supposons (en particulier, est diagonalisable). Remarquons via le polynôme caractéristique que si et seulement si ; de telles matrices forment donc un ouvert de . En particulier, dès que est suffisamment proche de , d’où la continuité.
c) Supposons enfin et diagonalisable, c’est-à-dire . Si et , on remarque que . Sinon, en notant la norme standard de . Dans tous les cas : quand , ce qui conclut.

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