Solution
Montrons que puis
Les deux premiers cas sont immédiats : et .
Cas : une relation entre les lignes. Notons les lignes de . Pour tout , la -ième ligne est
Deux lignes consécutives diffèrent donc du vecteur constant , indépendamment de :
En particulier , c’est-à-dire
Comme , ces trois lignes existent bel et bien, et cette combinaison linéaire non triviale montre qu’elles sont liées. Le déterminant est donc nul.
Structure sous-jacente. L’écriture sépare complètement les indices : en posant et , on a
somme de deux matrices de rang . D’où , et l’annulation du déterminant dès que . Le rang vaut exactement pour , puisque et ne sont pas colinéaires.
Remarques
- On peut aussi conclure par opérations élémentaires : transforme la -ième colonne en la colonne constante . Toutes les colonnes d’indice deviennent alors proportionnelles à , donc deux d’entre elles au moins sont colinéaires dès que .
- La valeur pour n’a rien d’exceptionnel : c’est simplement le cas où la contrainte de rang n’est pas encore restrictive. Le rang de vaut pour et pour tout .
- Le phénomène ne tient pas au choix particulier des entiers , mais à leur disposition en progression arithmétique ligne après ligne. Toute matrice a un rang , et si ou si l’on soustrait une ligne à toutes les autres.
- Contre-exemple à une généralisation hâtive. Remplir la matrice en colonnes plutôt qu’en lignes donne , de même déterminant. En revanche, une disposition « en serpentin » (lignes alternativement croissantes et décroissantes) brise la structure : pour on obtient , de déterminant .

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