Pour on note la somme des nombres de l'écriture binaire de On note
1) Soit continue et décroissante. Montrer que et sont de même nature.
2) a) Donner le rayon de convergence de
2) b) Donner une relation vérifiée par et
3) Exprimer sous forme d’une somme, puis donner un équivalent de en
References
- Oral Centrale filière MP 2025 (RMS 136-1 1222)
Solutions
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- On fait tout simplement de la comparaison série intégrale. On a ce qui donne en intégrant entre et puis en sommant de à :
On en déduit que si converge alors est croissante par positivité de et majorée. En effet, Donc converge en car croissante et majorée. Réciproquement si existe alors donc la série à termes positifs converge car elle est majorée. - a) On remarque que pour donc diverge donc Par ailleurs, pour avec et i.e. on a donc . Ainsi, en majorant les par on a Donc, par croissance comparée, donc car le rayon de convergence de est Donc
- b) On remarque que pour tout on a . On a donc De la même façon donc On a alors
donc
donc - En évaluant la relation ci-dessus en pour et et en sommant de à on a un télescopage qui apparaît
Mais on remarque que étant la somme d’une série entière, elle est continue. En particulier, On obtient donc, en passant à la limite lors que la relation
On cherche à déterminer un équivalent de lorsque tend vers Pour cela on va poser avec et on va appliquer la première question à avec qui est bien positive et décroissante. Puisque la somme existe pour tout c’est donc que l’intégrale de converge et on a les inégalités
On en déduit l’encadrement suivant de :
avec On pose le changement de variable qui donne . On a alors
Or on a dont l’intégrale diverge en si bien que, par intégration des relations de comparaison, on a l’équivalent . On fait subir une intégration par parties à cette intégrale en primitivant et en dérivant . On a alors
La deuxième intégrale converge lorsque par intégrabilité de en si bien qu’on a De même on a . On a alors, en multipliant les inégalités de la relation par qui est positif pour assez proche de par encadrement On en déduit que , puis, avec , on a . Ceci nous permet de conclure que
Autre solution sans intégrale. On suppose qu’on a obtenu
On pose
Etape 1. On va établir un équivalent de F en fonction de G.
Comme pour tout dans , , on déduit l’encadrement .
On va améliorer la majoration. On rappelle que la moyenne géométrique de deux nombres positifs est plus petite que leur moyenne arithmétique d’où en particulier et
d’où
Ainsi (1) Comme tend vers lorsque tend vesr 1 par valeurs inférieures (1) assure que tend également vers l’infini lorsque tend vers 1 par valeurs inférieures et que
:::Etape 2. Équivalent de G en
vérifie l’équation fonctionnelle d’où (2)
Soit et soit . Soit alors le plus petit entier n tel que . Comme G est strictement croissante on a . Par ailleurs, on a alors d’où (NB cette fonction dépend du choix de ).
D’après (2), on a alors ( est strictement positive sur ) (3)
L’encadrement, donne et en particulier tend vers l’infini lorsque tend vers par valeurs inférieures. On pose
(3) donne alors et et ceci pour tout d’où les limites sup et inf sont égales à et donc
(si on ne veut pas faire avec des limites inf sup, on pose ...)
::: Conclusion :
