- Comme K⊂L il suffit de se restreindre aux éléments du corps K dans le corps L pour les scalaires du L-espace vectoriel E. En effet, E est un L-espace vectoriel donc on a déjà les deux opérations suivantes :
∙ L’addition +:E×E→E,
∙ La multiplication externe ⋅:L×E→E.
Et E est muni d’une structure de K-espace vectoriel avec les deux opérations suivantes :
∙ L’addition +:E×E→E qui est la même que l’opération d’addition précédente.
∙ La multiplication externe ⋅:K×E→E qui est la restriction à K×E de l’opération de multiplication externe précédente.
On remarque que l’élément neutre multiplicatif 1L de L est le même que l’élément neutre multiplicatif 1K de K puisque 1L=1L1K=1K. De même on a 0L=0K pour les éléments neutres additifs des différents corps. Ainsi, les propriétés de K-espace vectoriel ((E,+) est un groupe abélien, distributivité de l’addition vectorielle, ...) sont vérifiées puisque K⊂L.
On en déduit que le L-espace vectoriel E est muni d’une structure de K-espace vectoriel.
- Le L-espace vectoriel E est de dimension n, on pose B=(ei)1≤i≤n une base de E d’où E=VectL(B). Comme L/K est une extension alors L a une structure de K-espace vectoriel. Cette extension est finie de degré d≥1 donc L admet une base C=(αi)1≤i≤d de d éléments et L=VectK(C).
Soit x∈E alors il existe (λi)1≤i≤n des éléments de L tels que x=∑i=1nλiei (décomposition dans la base B de x).
Or pour chaque i∈{1,…,n} on a λi∈L donc il existe (μi,j)1≤j≤d des éléments de K tels que λi=∑j=1dμi,jαj (décomposition dans la base C de λi). Par conséquent, x admet la décomposition suivante :
x=∑i=1n∑j=1dμi,jαjei=∑i=1n∑j=1dμi,j(αjei).
On remarque que la famille G=(αjei) 1≤i≤n, 1≤j≤d est geˊneˊratrice du K-espace vectoriel E donc dimK(E)≤nd.
On montre que cette famille G est libre dans le K-espace vectoriel E.
Soit (μi,j) des éléments de K tels que : ∑i=1n∑j=1dμi,jαjei=0. On montre que μi,j=0 pour tout i,j.
∑i=1n∑j=1dμi,jαjei=∑i=1n(∑j=1dμi,jαj)ei donc ∑i=1n(∑j=1dμi,jαj)ei=0.
Comme B est une base du L-espace vectoriel E alors pour chaque i on a ∑j=1dμi,jαj=0.
Or C est une base du K-espace vectoriel L donc on obtient μi,j=0 pour tout i,j. On conclut que la famille G est libre dans le K-espace vectoriel E.
Ainsi G est une base du K-espace vectoriel E. cette base est de cardinal nd donc la dimension du K-espace vectoriel E est nd=dimL(E)[L:K].
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