a) G est simple non abélien, d’où Z(G) est trivial et I≃G/Z(G)≃G est à son tour simple non abélien.
Soit σ∈CA(I), alors σγgσ−1=γσ(g)=γg si et seulement si σ(g)g−1∈Z(G)={e} pour tout g∈G, ce qui prouve que CA(I) est trivial. Comme Z(A)⊂CA(I), il s’ensuit que Z(A) est trivial.
b) Soit σ∈Aut(A), σ(I) est normal dans A puisque I l’est, d’où N=I∩σ(I) est normal dans A, donc dans I, et par simplicité de I, N={Id} ou N=I. On considère [I,σ(I)], sous-groupe de N puisque I et σ(I) sont normaux dans A.
Si N=Id, alors [I,σ(I)]=Id, d’où σ(I) centralise I, c’est-à-dire σ(I)⊂CA(I)={Id}, on aurait alors, σ(I)=Id, absurde puisque I est non trivial.
Ainsi, N=I et donc I⊂σ(I), donnant bien σ(I)=I par simplicité de σ(I).
c) Montrons que α est un morphisme de groupes, pour tout g,h∈G, on a :
σ(γgγh)=γα(gh)=γα(g)γα(h)=σ(γg)σ(γh)D’où α(gh)=α(g)α(h) puisque Z(G) est trivial. Soit g∈G tel que α(g)=e, alors σ(γg)=γe, d’où γg=σ−1(γe)=σ−1(Id)=Id, et donc g=e ce qui montre l’injectivité de α. La surjectivité est claire puisque σ(I)=I.
Soit γg∈I, alors :
τ(γg)=σ(α−1γgα)=σ(γα−1(g))=γα(α−1(g))=γgCe qui montre bien que τ∣I=Id. On considère ensuite β∈A, alors d’une part :
τ(βγgβ−1)=βγgβ−1puisque βγgβ−1∈I et τ fixe I, et d’autre part :
τ(βγgβ−1)=τ(β)γgτ(β−1)puisque τ est un morphisme de groupes et fixe γg∈I. On arrive finalement à l’égalité (τ(β)−1β)γg(τ(β)−1β)−1=γg, d’où τ(β)−1β centralise I, on a bien τ(β)=β et donc tout automorphisme de A est intérieur.
On notera au passage que la complétude de Aut(G) implique l’isomorphisme Aut(Aut(G))≃Aut(G).
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