Montrons que
Aut(G)={id}⟺G≃{e} ou G≃Z/2Z.Le morphisme g↦ιg, où ιg(x)=gxg−1, a pour image le groupe Int(G) des automorphismes intérieurs et pour noyau le centre Z(G), d’où
Int(G)≃G/Z(G) ⩽ Aut(G).L’hypothèse force G/Z(G)={e}, c’est-à-dire G=Z(G), donc le groupe G est abélien.
Pour G abélien, l’inversion σ:x↦x−1 est un morphisme, puisque (xy)−1=y−1x−1=x−1y−1 ; elle est involutive, donc bijective : σ∈Aut(G). L’hypothèse donne σ=id, ainsi ∀x∈G,x2=e.
Le groupe G est donc naturellement un espace vectoriel sur F2, la multiplication externe étant 0⋅x=e et 1⋅x=x, et ses automorphismes de groupe coïncident avec ses automorphismes F2-linéaires.
Soit B une base du F2-espace vectoriel G. Si B contient deux vecteurs distincts u,v, la permutation de B qui échange u et v en fixant les autres se prolonge en un automorphisme linéaire non trivial : contradiction. Donc dimF2G⩽1, c’est-à-dire
G≃{e}ouG≃Z/2Z.
Réciproquement, un automorphisme fixe le neutre et, dans Z/2Z, il ne reste qu’un élément à envoyer sur lui-même. Les deux groupes annoncés ont donc bien un groupe d’automorphismes trivial. ■
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