En passant en quotient : ∏k=1nk!∏k=1n(kn)=(∏k=1nk!)2∏k=1nkk et donc ∏k=1n(kn)=∏k=1nk!∏k=1nkk
Equivalent de la moyenne géométrique via Stirling
La formule de Stirling nous dit que n!∼n→+∞(en)n2πn On a la propriété suivante concernant les équivalents d’exponentielles : Soient (un)n∈N,(vn)n∈N∈CN . On a l’équivalence suivante : eun∼n→+∞evn⇔un=vn+o(1) (En effet : eun∼n→+∞evn⇔evneun→1⇔eun−vn→1⇔un−vn→0⇔un=vn+o(1)) Via cette propriété, on a : ln(n!)=nln(n)−n+21ln(n)+21ln(2π)+o(1) (Remarque : c’est ce développement asymptotique qui nous permet de montrer l’équivalent de Stirling, et ce développement est obtenu en étudiant la différence ∑k=1nln(k)−∫1nln(t)dt et grâce aux intégrales de Walis ) Par le théorème de sommation dans les relations asymptotiques (ou bien le lemme de Cesàro qui est un cas particulier) : n1∑k=1nln(k!)=n1∑k=1n(kln(k)−k+21ln(k)+21ln(2π))+o(1)
On simplifie en utilisant ∑k=1nln(k)=ln(∏k=1nk)=ln(n!) , ∑k=1n1=n et ∑k=1nk=2n(n+1) n1∑k=1nln(k!)=n1∑k=1nkln(k)−2n+1+21nln(n!)+21ln(2π)+o(1)
Par les propriétés du logarithme, on reconnait les hyperfactorielles et superfactorielles qui vont ensuite nous servir à exprimer un équivalent de Ln : ln((∏k=1nk!)n1)=ln((∏k=1nkk)n1)−2n+1+ln((n!)2n1)+21ln(2π)+o(1)
On réutilise encore la propriété des équivalents d’exponentielles, ainsi :
(∏k=1nk!)n1∼(∏k=1nkk)n1e−2n+1(n!)2n12π
On simplifie : (n!)2n1=e2n1ln(n!)=e21ln(n)−21+o(1)∼e21ln(n)−21=en
(∏k=1nk!)n1∼(∏k=1nkk)n1e−2ne2πn
Nous avons maintenant l’équivalent de la moyenne géométrique (Ln) : Ln∼2πenen
Calcul de la limite du ratio
LnLn+1∼n+1en+1enn∼e
La limite du ratio est e
Question 2
Nous avons montré à la question précédente que ce rapport valait e, soit approximativement 1.6487. Or le célèbre nombre d’or ϕ=21+5 vaut approximativement 1.618. Deux nombres ayant la même valeur au dixième près. Mieux encore, on peut aussi faire apparaitre le nombre d’or à partir du triangle de Pascal.
Il est connu que le nombre d’or est lié à la suite de Fibonacci que l’on note (Fn). On a en particulier n→+∞limFnFn+1=ϕ
La suite de Fibonacci est elle-même liée au triangle de Pascal. Nous pouvons montrer par récurrecne double, ou bien par double comptage : ∀n∈N,Fn=∑k=0n(k+1n−k).
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