Montrons que 'égalité a lieu si et seulement si
A posseˋde une ligne nulle,ouA=DPσavec D diagonale inversible et Pσ matrice de permutation
Si une ligne est nulle, les deux membres valent 0. Si A=DPσ avec D=diag(d1,…,dn), alors aij=diδj,σ(i), chaque ligne a pour somme ∣di∣, et detA=ε(σ)∏idi, d’où
∣detA∣=i=1∏n∣di∣=i=1∏nj=1∑n∣aij∣.Notons L1,…,Ln les lignes de A. La comparaison des normes ∥x∥2⩽∥x∥1 — élever au carré : ∑jxj2⩽(∑j∣xj∣)2, les doubles produits étant positifs, jointe à l’inégalité de Hadamard appliquée à AT donne
∣detA∣ ⩽ i=1∏n∥Li∥2 ⩽ i=1∏n∥Li∥1.(∗)L’égalité de l’énoncé force donc l’égalité dans les deux maillons de (∗).
Supposons toutes les lignes non nulles, sinon on est dans le cas dégénéré déjà traité. Tous les facteurs de (∗) sont alors strictement positifs, et l’égalité des produits avec les inégalités terme à terme ∥Li∥2⩽∥Li∥1 force
∥Li∥2=∥Li∥1pour tout i.Or ∥x∥12−∥x∥22=2∑j<k∣xj∣∣xk∣ : la nullité de cette somme signifie qu’au plus un coefficient de x est non nul. Chaque ligne, non nulle, possède donc exactement un coefficient non nul, en position c(i) :
Li=aic(i)ec(i),aic(i)=0.L’égalité dans le premier maillon est le cas d’égalité de Hadamard : les lignes sont deux à deux orthogonales. Pour i=i′,
⟨Li,Li′⟩=aic(i)ai′c(i′)⟨ec(i),ec(i′)⟩=0⟺c(i)=c(i′),donc c est injective, c’est-à-dire une permutation σ. Ainsi A=DPσ avec di=aiσ(i)=0. ■
Remarquons que l’on peut trouver un preuve directe, sans Hadamard.
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