S est symétrique réelle donc orthodiagonalisable par le théorème spectral pour les endomorphismes auto-adjoints. Ils existent donc P∈On(R) orthogonale et D=diag(λi)i∈[[1,n]] diagonale dont ses coefficients sont les valeurs propres de S telles que S=PTDP=P−1DP. Comme S∈Sn+(R), le spectre de S est positif. On peut donc considérer la matrice diagonale Δ définie par Δ=diag(λi)i∈[[1,n]]. On pose ensuite R=PTΔP Cette matrice est bien une racine carrée de S dans Sn+(R) :
R2=(P−1ΔP)2=P−1Δ2P=P−1DP=S
RT=(PTΔP)T=PTΔT(PT)T=PTΔP=R, donc R∈Sn(R)
R est à spectre positif (son spectre est (λi)i∈[[1,n]]) donc R∈Sn+(R)
Unicité
Soit R′∈Sn+(R) vérifiant R′2=S. Montrons que R=R′ où R est la même matrice que celle de la phase "Existence" de la preuve. Ce qui permettra de dire que R est la seule racine carrée de S dans Sn+(R). Par interpolation de Lagrange, il existe un polynôme Q vérifiant : ∀i∈[[1,n]],Q(λi)=λi Nous avons ainsi la relation polynomiale entre R et S suivante : Q(S)=Q(P−1DP)=P−1Q(D)P=P−1diag(Q(λi))P=P−1diag(λi)P=P−1ΔP=R La relation R′2=S nous dit que S est un polynôme en R′, par conséquent R′ commute avec S et plus généralement avec tout polynôme en S donc, en particulier, avec R. De plus, R et R′ sont des matrices symétriques réelles donc sont diagonalisables par le théorème spectral. Donc, comme R et R′ sont diagonalisables et commutent, nous pouvons alors les diagonaliser simultanément. Il existe alors une matrice P~∈GLn(R) telle que R=P~−1ΔP~ et R′=P~−1Δ′P~ où Δ′ est une matrice diagonale contenant les valeurs propres de R′. En partant de l’hypothèse de départ faite sur R′ : S=R2=R′2 On a : P~−1Δ2P~=P~−1(Δ′)2P~ puis en simplifiant par P~ et P~−1 : Δ2=(Δ′)2. En notant par (μi)i∈[[1,n]] le spectre de R′, la relation Δ2=(Δ′)2 nous dit que ∀i∈[[1,n]],λi=μi2. Comme le spectre de R′ est positif car R′∈Sn+(R), on a ∀i∈[[1,n]],μi=λi. Ce qui permet de conclure en affirmant que Δ=Δ′ et ainsi R = R’.
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