Cette solution est une proposition de la résolution de cet exercice sans utiliser les questions analogues.
On traitera la résolution de cet exercice en employant une technique puissante que l’on peut généraliser à différentes suites récurrentes de la forme un+1=f(un) Pour cela, on utilise le lemme de Cesaro, qui stipule: Si n→+∞limxn=ℓ,alors n→+∞limn1k=0∑n−1xk=ℓOn cherche alors une fonction ϕ dérivable vérifiant ϕ(un+1)−ϕ(un)n→+∞1, ainsi en appliquant le lemme de Cesaro à la suite (ϕ(un+1)−ϕ(un))n, il vient par téléscopage: n1k=0∑n−1ϕ(un+1)−ϕ(un)=nϕ(un)−ϕ(0)∼nϕ(un)∼1Donc ϕ(un)∼n, on peut donc en déduire un équivalent de un.
Pour trouver ϕ, on note d’abord g(x)=f(x)−x, tel que un+1−un=g(un), puis on suppose l’existence d’un tel ϕ dérivable. Par un DL à l’ordre 1, il vient: ϕ(un+1)=ϕ(un)+(un+1−un)ϕ′(un)+n→+∞o(un+1−un)=ϕ(un)+g(un))ϕ′(un)+n→+∞o(g(un))Donc ϕ(un+1)−ϕ(un)∼g(un))ϕ′(un)∼1 On pose donc ϕ une primitive d’un équivalent de 1/g quand x→(limn→+∞un). Réciproquement, si ϕ est une primitive d’un équivalent de 1/g quand x→(limn→+∞un), on vérifie aisément que ϕ est dérivable et ϕ(un+1)−ϕ(un)n→+∞1 par construction.
Application à l’exercice: On posef(x)=sin(x) et g(x)=f(x)−x On vérifie par récurrence immédiate que ∀n∈N,sin(un)∈]0,2π[ Donc un+1−un=g(un)=sin(un)−un<0, donc la suite (un)n est décroissante. La suite (un)n étant décroissante et minorée par 0, elle converge. On note ℓ sa limite, il vient sin(ℓ)=ℓ , donc ℓ=0
On a un→0, donc on pose ϕ comme étant une primitive d’un équivalent de 1/g quand x→0 Comme 1/gx→0∼−x36, on pose ϕ(x)=x23. Il vient ϕ(un)∼n (d’après la démonstration ci-dessus), donc un23∼n.
No messages yet.