Remarquons que comme dim(E×F)=dim(E)+dim(F), les supplémentaires de {0E}×F dans E×F sont de dimension n:=dim(E). (Cette remarque s’appuie sur la dimension finie et E et de F)
⊂ Soit G un supplémentaire de {0E}×F dans E×F. Soit G:=(gi)1≤i≤n une base de G. Pour tout i, notons gi=(ui,vi) avec ui∈E et vi∈F. Lemme :(ui)1≤i≤n est libre. Preuve : Si λ1,⋯,λn sont des scalaires, il vient 1≤i≤n∑λiui=0E⟹1≤i≤n∑λigi=∈({0E}×F)∩G={(0E,0F)}(0E,1≤i≤n∑λivi)⟹1≤i≤n∑λigi=(0E,0F)G est libre car est une base⟹λ1=⋯=λn=0□
La famille étant libre et de dimension n=dim(E), c’en est une base. Mais alors en définissant f∈L(E,F) par vi:=f(ui), on obtient que G={(x,f(x)),x∈E} par linéarité de f et structure vectorielle de G.
⊃ La réciproque est un peu plus claire ; voici un chemin de preuve : soit f∈L(E,F) et G:={(x,f(x)),x∈E}. (1) Montrer que ({0E}×F)∩G={(0E,0F)} (utiliser le fait quef est linéaire) (2) Montrer que dim(G)=n (construire une base de G à partir d’une base de E) (3) Conclure.
(Si besoin de détails ou d’une rédaction complète pour l’inclusion réciproque, n’hésitez pas à demander ! )
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