Ivan Shishkin, Rye (1878)

Problems/Linear algebraUnreviewed

Supplémentaire dans un produit cartésien

by FiniteField·
37
Difficulty scaleÉchelle de difficulté

This score reflects both the level of the required concepts and the difficulty of the solution.Ce score tient compte à la fois du niveau des notions nécessaires et de la difficulté de la résolution.

  1. 110First steps / middle schoolPremiers pas / collège
  2. 1125Beginner / high schoolDébutant / lycée
  3. 2650Intermediate / undergraduateIntermédiaire / licence
  4. 5170Advanced / graduateAvancé / master
  5. 7190Expert / specializedExpert / spécialisé
  6. 91100Research levelNiveau recherche
These levels are approximate guides.Ces niveaux sont des repères approximatifs.
·
Français

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Soient EE et FF deux espaces vectoriels de dimension finie. Montrer que tout supplémentaire de {0E}×F\set{0_E}\times F dans E×FE\times F est de la forme {(x,f(x)),xE}\set{(x,f(x)),x\in E} avec fL(E,F).f\in \mathcal{L}(E,F).

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  1. Oral X-ESPCI filière PC 2011 (RMS 122-2 282)
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Solution by FiniteField

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Je suspecte qu’il existe une solution nettement plus directe que celle ci-dessous mais je propose tout de même celle-ci en attendant mieux.

Notons n=dim(E)n=\dim(E) et m=dim(F).m=\dim(F). Soit GG un supplémentaire de H:={0}×FH:=\set{0}\times F dans E×F.E\times F. Remarquons que, puisque {0}×F\set{0}\times F est évidemment de dimension mm alors tout supplémentaire sera de dimension dim(E×F)m=(n+m)m=n.\dim(E\times F)-m=(n+m)-m=n. Ainsi dim(G)=n.\dim(G)=n. Essayons de construire l’application f.f. L’énoncé suggère que si (x,y)G(x,y)\in G alors la seconde coordonnée yy ne dépend que de x.x. On considère alors les applications linéaires suivantes :

  • ι1 ⁣:xE(x,0)E×F\iota_{1}\colon x\in E\longmapsto (x,0)\in E\times F, l’inclusion canonique de EE dans le produit E×F.E\times F.
  • πG ⁣:X+YE=GHX\pi_{G}\colon X+Y\in E=G\oplus H\longmapsto X, la projection sur GG parallèlement à H.H.
  • p2 ⁣:(x,y)E×FyFp_{2}\colon (x,y)\in E\times F\longmapsto y\in F, la projection canonique sur la deuxième coordonnée.
    On définit alors naturellement f=p2πGι1L(E,F)f=p_{2}\circ \pi_{G}\circ \iota_{1}\in\mathcal{L}(E,F). Il ne nous reste plus qu’à montrer que ff est l’application recherchée ! Posons G~={(x,f(x))xE}\widetilde{G}=\set{(x,f(x))\mid x\in E} et montrons que G=G~G=\widetilde{G}. L’ensemble G~\widetilde{G} est un sous-espace vectoriel de E×FE\times F de dimension nn car c’est l’image de l’application linéaire injective xE(x,f(x))E×Fx\in E\longmapsto (x,f(x))\in E\times F (son noyau est réduit à {0E}\set{0_{E}}). Par ailleurs, pour X=(x,y)GX=(x,y)\in G on peut écrire X=(x,0)+(0,y)=ι(x)+(0,y)=πG(ι(x)+(0,y))X=(x,0)+(0,y)=\iota(x)+(0,y)=\pi_{G}(\iota(x)+(0,y)) si bien que d’une part p2(X)=yp_{2}(X)=y et d’autre part p2(X)=f(x)p_{2}(X)=f(x) par définition de f.f. Donc X=(x,f(x))G~.X=(x,f(x))\in\widetilde{G}. On a donc GG~G\subset \widetilde{G} puis G=G~G=\widetilde{G} car il s’agit d’inclusion d’espaces vectoriels de mêmes dimensions.
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