Je suspecte qu’il existe une solution nettement plus directe que celle ci-dessous mais je propose tout de même celle-ci en attendant mieux.
Notons n=dim(E) et m=dim(F). Soit G un supplémentaire de H:={0}×F dans E×F. Remarquons que, puisque {0}×F est évidemment de dimension m alors tout supplémentaire sera de dimension dim(E×F)−m=(n+m)−m=n. Ainsi dim(G)=n. Essayons de construire l’application f. L’énoncé suggère que si (x,y)∈G alors la seconde coordonnée y ne dépend que de x. On considère alors les applications linéaires suivantes :
ι1:x∈E⟼(x,0)∈E×F, l’inclusion canonique de E dans le produit E×F.
πG:X+Y∈E=G⊕H⟼X, la projection sur G parallèlement à H.
p2:(x,y)∈E×F⟼y∈F, la projection canonique sur la deuxième coordonnée. On définit alors naturellement f=p2∘πG∘ι1∈L(E,F). Il ne nous reste plus qu’à montrer que f est l’application recherchée ! Posons G={(x,f(x))∣x∈E} et montrons que G=G. L’ensemble G est un sous-espace vectoriel de E×F de dimension n car c’est l’image de l’application linéaire injective x∈E⟼(x,f(x))∈E×F (son noyau est réduit à {0E}). Par ailleurs, pour X=(x,y)∈G on peut écrire X=(x,0)+(0,y)=ι(x)+(0,y)=πG(ι(x)+(0,y)) si bien que d’une part p2(X)=y et d’autre part p2(X)=f(x) par définition de f. Donc X=(x,f(x))∈G. On a donc G⊂G puis G=G car il s’agit d’inclusion d’espaces vectoriels de mêmes dimensions.
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