Il s’agit d’une question de cours. Traduire le fait que pour a=(x0,y0) extremum de f alors x0 est un extremum de x↦f(x,y0) et y0 est un extremum de y↦f(x0,y).
Quitte à faire subir une rotation au triangle, on peut supposer que A et B sont symétriques par rapport à l’axe des abscisses (les rotations étant des isométries directes euclidiennes, elles préservent les distances, les angles et les aires), comme dans la figure ci-dessous. L’aire du triangle AOB est sin(2θ)cos(2θ)=21sin(θ). L’aire de l’arc de cercle déterminé par A et B est 2θ. Enfin la longueur AB vaut 2sin(2θ). On en déduit que l’aire L(θ) de la lunule d’angle θ vaut L(θ)=21(πsin(2θ)2−2(2θ−2sin(θ)))=2πsin(2θ)2−2θ−sin(θ).
On note θ=AOB,τ=BOC si bien que COA=2π−θ−τ. La somme des aires des trois lunules vaut alors S(θ,τ)=L(θ)+L(τ)+L(2π−θ−τ)=2π(sin(2θ)2+sin(2τ)2+sin(2θ+τ)2)−2sin(θ+τ)−sin(θ)−sin(τ)−πIl s’agit d’une fonction de deux variables définie sur D={(θ,τ)∈[0,π]2∣θ+τ≥π}. On va chercher ses extrema locaux dans D∘ puis faire l’étude sur les bords. Points critiques dansD∘ : La fonction S est de classe C∞ sur R2 donc en particulier sur D. On a ∂θ∂S(θ,τ)=2π(sin(2θ)cos(2θ)+sin(2θ+τ)cos(2θ+τ))−2cos(θ+τ)−cos(θ)donc ∂θ∂S(θ,τ)=2π2sin(θ)+sin(θ+τ)−2cos(θ+τ)−cos(θ).Par symétrie de θ et de τ dans l’expression de S on a ∂τ∂S(θ,τ)=∂θ∂S(τ,θ)=2π2sin(τ)+sin(θ+τ)−2cos(θ+τ)−cos(τ).Si un extremum local est atteint en (θ,τ) alors ∇S(θ,τ)=0, i.e. ⎩⎨⎧∂θ∂S(θ,τ)=0∂τ∂S(θ,τ)=0. En faisant L1−L2 on obtient 2π2sin(θ)−sin(τ)−2cos(τ)−cos(θ)=2πsin(2θ−τ)cos(2θ+τ)+sin(2θ+τ)sin(2τ−θ)
=sin(2θ−τ)(2πcos(2θ+τ)−sin(2θ+τ))=0.On a alors sin(2θ−τ)=0 ou 2πcos(2θ+τ)−sin(2θ+τ)=0. La première condition n’est possible que si θ−τ=2kπ pour un certain entier k∈Z, mais −π≤θ−τ≤π c’est donc que θ=τ. La deuxième n’est pas possible pour (θ,τ)∈D∘ car on a 2π<2θ+τ<π. Pour de tels angles le sinus prend des valeurs strictement positives et le cosinus des valeurs strictement négatives. On a donc θ=τ. L’équation ∂θ∂S(θ,θ)=0 donne alors 2π(sin(θ)+sin(2θ))=cos(2θ)−cos(θ), i.e. πsin(23θ)cos(2θ)=−2sin(23θ)sin(2θ).ce qui donne sin(23θ)(πcos(2θ)+2sin(2θ))=0Puisque dans D∘ on a 0<θ<π, la quantité entre parenthèse est strictement positive. On a alors 23θ=π, i.e. θ=32π. On peut donc conclure que, si S admet un extremum local dans l’intérieur de D c’est au point (32π,32π). Etude sur les bords deD : Les bords du domaine correspondent au cas où un des trois angles vaut π. Par symétrie du problème il suffit d’étudier le cas où seulement un des angles vaut π. Supposons donc que 2π−θ−τ=π, i.e. θ+τ=π. On a alors\footnote{L’expression très simple que l’on trouve est en fait une preuve du \textit{théorème des deux lunules}.} S(θ,τ)=2π(sin(2θ)2+sin(2π−2θ)2+1)+sin(θ)−π=sin(θ).Le maximum est alors atteint en θ=2π et vaut 1. Il ne nous reste plus qu’à calculer S(32π,32π) pour conclure. On a M=S(32π,32π)=2π(43+43+43)+433−π=8π+63Or 3≥23 et π≥3 donc M≥23>1. On peut donc conclure que D étant un compact de R2 son image par S admet un maximum. Puisque le maximum de S sur l’intérieur de D est supérieur à celui sur son bord son maximum global est atteint dans D∘ et correspond alors à un point critique de S. Puisque S possède un unique point critique dans D∘ il s’agit de ce dernier. ```
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