Par le théorème du rang : dim(ker(AB−BA))=n−1 Soit B:=(ei)i∈[[1,n−1]] une base de ker(AB−BA). Comme rg(AB−BA)=0, il existe un vecteur en tel que (AB−BA)en=0
La famille C:=(ei)i∈[[1,n]] forme une famille libre de cardinal n de Mn,1(R) donc un base, en effet : Soit (λi)i∈[[1,n]] une famille de scalaires tels que : ∑i=1nλiei=0 En multipliant cette égalité par AB−BA et en sachant que ∀i∈[[1,n−1]],(AB−BA)ei=0 et (AB−BA)en=0, on a λn=0. Ainsi ∑i=1n−1λiei=0, mais comme B est libre (car base de ker(AB−BA)), on a ∀i∈[[1,n−1]],λi=0. En conclusion, C est libre car ∀i∈[[1,n]],λi=0
Soit u l’endomorphisme canoniquement associé à AB−BA. La matrice de u dans la base C s’exprime comme MatC(u)=0⋮0......0⋮0a1⋮anoù les (ai)i∈[[1,n]] sont les coordonnées de en dans la base C.
Nous pouvons, grâce à la trace, montrer que an=0, en effet : Par linéarité et cyclicité de de la trace : tr(AB−BA)=tr(AB)−tr(BA)=0 La trace est un invariant de similitude, donc on a également tr(MatC(u))=0 Par ailleurs, comme nous disponsons de MatC(u), nous pouvons simplement sommer ses coefficients diagonaux pour obtenir sa trace : tr(MatC(u))=∑i=1n−10+an=an Donc :
MatC(u)=0⋮00.........0⋮00a1⋮an−10 Par produit matriciel : (MatC(u))2=0 AB−BA et MatC(u) sont semblables donc leurs carrés sont semblables. (AB−BA)2 est semblable à la matrice nulle (une matrice scalaire) donc est égale à la matrice nulle. Remarque : Plus généralement, pour n’importe quelle matrice M∈Mn(C) de trace nulle et de rang au plus 1, M2=0.
No messages yet.