Ivan Shishkin, Rye (1878)

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Un lemme algébrique sur les formes linéaires

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Solution by Venus2 · FR

on rédige la preuve en deux temps pour des raisons de complexité due à l’eventuelle dimension infinie.
Cas V de dimension finie
soit E:=vect(ϕ1,ϕ2,...ϕn)E:=vect(\phi_1,\phi_2,...\phi_n)
On a E⊥=∩KerϕkE^{\perp}=\cap Ker\phi_{k} et l’hypothèse donne, ∀x∈E⊥,ψ(x)=0\forall x\in E^{\perp}, \psi(x)=0 d’où ψ∈E⊥⊥=E\psi \in E^{\perp\perp}=E ce qui achève la preuve.

Cas V∗V^{*} de dimension quelconque
ce qui a fait fonctionner la preuve précédente est l’égalité E⊥⊥=EE^{\perp\perp}=E et dans cette preuve on avait EE sous-espace vectoriel de dimension finie de V∗V^{*}. Il suffit alors de prouver que cette égalité est toujours vraie si EE est de dimension finie, en particulier si V∗V^{*} est de dimension infinie.

Lemme. Si dim⁡E<+∞\dim E<+\infty alors E⊥⊥=EE^{\perp\perp}=E où EE est un sous-espace vectoriel de dimension finie d’un espace vectoriel VV. L’inclusion E⊂E⊥⊥E\subset E^{\perp\perp} est claire. Supposons que l’inclusion inverse n’est pas satisfaite et soit alors un élément yy de E⊥⊥E^{\perp\perp} qui n’est pas dans EE. Soit B:={x1,x2,...,xn}B:=\{x_{1},x_{2},...,x_{n}\} une base de EE. Alors B∪{y}B\cup \{y\} est une base de E+vect(y)E+ vect(y). Montrons qu’il existe une forme linéaire ff qui sépare les points ainsi : ∀i,f(xi)=0,f(y)=1\forall i, f(x_{i})=0, f(y)=1 (1). Soit T l’application linéaire définie de V∗V^{*} dans Kn+1K^{n+1} par T(ϕ):=(ϕ(x1),...,ϕ(xn),ϕ(y))T(\phi):=(\phi(x_{1}),...,\phi(x_{n}), \phi(y)). Montrons que TT est surjective. Supposons le contraire. Alors il existe un hyperplan HH de Kn+1K^{n+1} qui contient l’image de TT, et donc il existe des scalaires aia_{i} tels que quel que soit ϕ∈V∗,a1ϕ(x1)+...+anϕ(xn)+a0ϕ(y)=0\phi\in V^{*}, a_1\phi(x_1)+...+a_n\phi(x_n)+a_0\phi(y)=0 ce qui signifie que z:=a0y+∑iaixiz:=a_{0}y+\sum_{i}a_{i}x_{i} est orthogonal à tout vecteur de V∗V^{*}, donc zz est le vecteur nul, mais alors celà contredit la liberté de la famille B∪{y}B\cup \{y\}. conclusion TT est surjective, ce qui donne alors la séparation telle que formulée par (1). Les conditions f(xi)=0f(x_{i})=0 signifient que ff est dans E⊥E^{\perp}, et la condition f(y)=1f(y)=1 entraîne alors que yy n’est pas dans E⊥⊥E^{\perp\perp} ce qui contredit que yy est dans E⊥⊥E^{\perp\perp}. on a donc l’inclusion inverse. En utilisant ce lemme à l’espace V∗V^{*} on peut reproduire la preuve rédigée plus haut en dimension finie.

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