Soit un espace vectoriel sur un corps . Soit et des formes linéaires sur . On suppose que . Montrer qu’il existe tels que .
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Solutions
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On peut supposer que est non nulle. Supposons que . Si , alors . Soit tel que . Pour tout , il existe un unique scalaire et un unique élément tels que . Ainsi, , et . Comme n’est pas nulle n’est pas nulle non plus, et , et ainsi , d’où que et sont liées.
Soit tel que le résultat est montré pour toute famille de formes linéaires. Montrons que le résultat tient pour une famille de éléments. Si , il n’y a rien à démontrer (à cause du point précédent). Sinon, pour , on pose , et . Puisque , on déduit qu’il existe des scalaires tels que . Soit tel que . Pour tout , il existe un unique scalaire et un unique élément tels que . Ainsi, on déduit que . Comme et que , on a . Ainsi,
,
et comme , on déduit que
.
Ceci montre le résultat pour l’étape .
on rédige la preuve en deux temps pour des raisons de complexité due à l’eventuelle dimension infinie.
Cas V de dimension finie
soit
On a et l’hypothèse donne, d’où ce qui achève la preuve.
Cas de dimension quelconque
ce qui a fait fonctionner la preuve précédente est l’égalité et dans cette preuve on avait sous-espace vectoriel de dimension finie de . Il suffit alors de prouver que cette égalité est toujours vraie si est de dimension finie, en particulier si est de dimension infinie.
Lemme. Si alors où est un sous-espace vectoriel de dimension finie d’un espace vectoriel . L’inclusion est claire. Supposons que l’inclusion inverse n’est pas satisfaite et soit alors un élément de qui n’est pas dans . Soit une base de . Alors est une base de . Montrons qu’il existe une forme linéaire qui sépare les points ainsi : (1). Soit T l’application linéaire définie de dans par . Montrons que est surjective. Supposons le contraire. Alors il existe un hyperplan de qui contient l’image de , et donc il existe des scalaires tels que quel que soit ce qui signifie que est orthogonal à tout vecteur de , donc est le vecteur nul, mais alors celà contredit la liberté de la famille . conclusion est surjective, ce qui donne alors la séparation telle que formulée par (1). Les conditions signifient que est dans , et la condition entraîne alors que n’est pas dans ce qui contredit que est dans . on a donc l’inclusion inverse. En utilisant ce lemme à l’espace on peut reproduire la preuve rédigée plus haut en dimension finie.
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