On peut supposer que ψ est non nulle. Supposons que n=1. Si ker(ϕ1)⊂ker(ψ), alors ker(ϕ1)=ker(ψ). Soit v∈V tel que V=ker(ψ)⊕Kv. Pour tout x∈V, il existe un unique scalaire λ et un unique élément w∈ker(ψ) tels que x=λv+w. Ainsi, ψ(x)=λψ(v), et ϕ1(x)=λϕ1(v). Comme ψ n’est pas nulle ϕ1 n’est pas nulle non plus, et ϕ1(v)=0, et ainsi ψ(x)=ϕ1(v)ψ(v)ϕ1(x), d’où que ψ et ϕ1 sont liées.
Soit n tel que le résultat est montré pour toute famille de n formes linéaires. Montrons que le résultat tient pour une famille de n+1 éléments. Si ker(ψ)=ker(ϕn+1), il n’y a rien à démontrer (à cause du point précédent). Sinon, pour 1≤i≤n, on pose θi=def(ϕi)∣ker(ϕn+1), et ψ′=ψ∣ker(ϕn+1). Puisque ⋂1≤i≤nker(θi) ⊂ker(ψ′), on déduit qu’il existe des scalaires (λ1,...,λn) tels que ψ′=∑i=1nλiθi. Soit v∈V tel que V=ker(ϕn+1)⊕Kv. Pour tout x∈V, il existe un unique scalaire λ et un unique élément w∈ker(ϕn+1) tels que x=λv+w. Ainsi, on déduit que ψ(x)=λψ(v)+ψ(w)=λψ(v)+∑i=1nλiϕi(w). Comme ϕn+1(x)=λϕn+1(v) et que ϕn+1(v)=0, on a λ=ϕn+1(x)/ϕn+1(v). Ainsi,
ψ(x)=ϕn+1(x)ϕn+1(v)ψ(v)+∑i=1nλiϕi(w)=ϕn+1(x)ϕn+1(v)ψ(v)+∑i=1nλiϕi(x)−∑i=1nλiλϕi(v),
et comme λiλϕi(v)=ϕn+1(x)ϕn+1(v)λiϕi(v), on déduit que
ψ(x)=ϕn+1(x)(ϕn+1(v)ψ(v)−∑i=1nϕn+1(v)λiϕi(v))+∑i=1nλiϕi(x).
Ceci montre le résultat pour l’étape n+1.