La résolution de cette équation à la main pour des petites valeurs de n nous permet de constater que les seuls entiers n de 2 à 20 pour lesquels l’équation est vérifiée sont {6,8,10,14,15}. Tous sont de la forme pq avec p et q deux nombres premiers distincts à l’exception de 8 de la forme p3. On vérifie aussi que l’équation est vérifiée pour 27=33. Ceci nous invite à formuler la conjecture suivante :
f(n)=n⇔∃p,q premiers tels que n=pq ou n=p3.Pour le prouver on va distinguer discuter du nombre de facteurs premiers qui divisent n.
- Si n possède plus de 3 facteurs premiers distincts. Dans ce cas on peut écrire n=pαqβd avec p,q premiers distincts, α,β∈N∗ et d>1 non divisible par p ou par q. Dans ce cas pα×pαq=p2αq divise f(n) car pα et pαq sont des diviseurs stricts de n. Mais alors p2α∣f(n) alors que p2α∤n par définition de α=max{k∈N∣pk∣n}<2α. Donc f(n)=n.
- Si n possède exactement deux diviseurs premiers. On écrit alors n=pαqβ. Si α>1 alors p et pα sont deux diviseurs stricts de n donc p×pα=pα+1∣f(n) et on conclut de la même manière que dans le cas précédent. On est donc contraint dans ce cas à avoir α=β=1. Dans ce cas la liste des diviseurs de n est {1,p,q,pq} si bien que f(n)=1×p×q=n. Notre conjecture est donc vérifiée dans ce cas là.
- Si n possède un diviseur premier. On écrit n=pα. Les diviseurs de n sont alors {1,p,…,pα−1,n}. Donc
f(n)=k=0∏α−1pk=pk=0∑α−1k=p2α(α−1).
On a alors f(n)=n si et seulement si α=2α(α−1)⇔α(α−3)=0 donc α=0 ou α=3. On trouve bien α=3 si bien que n=p3.
On a donc bien prouvé la conjecture énoncée au début de l’exercice.
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