Dans toute la suite, les sommes seront indexées sur [[1,n]].
La trace d’une matrice est égale à la somme de ses coefficients diagonaux, soit Tr(A)=∑iai,i. Mais A est symétrie réelle donc diagonalisable, ainsi sa trace, invariant de similitude, est aussi égale à la somme de ses valeurs propres, soit Tr(A)=∑iλi.
En notant que ∑i>jxixj=21((∑ixi)]2−∑ixi2), on peut réécrire l’inégalité de l’énoncé sous la forme:
i∑ai,i2⩽i∑λi2Il ne nous reste plus qu’à diagonaliser A en PDPT par le théorème spectral, où P:=(pi,j)i,j est orthogonale. Ainsi on peut relier les λi aux ai,i via la relation
ai,i=k∑pi,k2λkPuis on passe au carré et on somme sur i pour trouver
i∑ai,i2=i∑(k∑pi,k2λk)2.Maintenant on utilise le fait que ∑kpi,k2=1 (les colonnes de P sont unitaires) donc ∑kpi,k2λk est un barycentre positif des λk donc on peut appliquer l’inégalité de Jensen à la fonction carré, qui est convexe, pour en déduire que
i∑ai,i2⩽i∑k∑pi,k2λk2=k∑λk2car les lignes de P sont aussi unitaires, soit ∑ipi,k2=1. Et on a finalement notre résultat !
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