On se donne A une partie dense de l’espace des fonctions continue sur [0,1] muni de la norme infinie. Soit ϵ>0, il existe gϵ=g∈A tel que ∀t∈[0,1], ∣f(t)−g(t))∣≤ϵ. Ainsi, pour tout n≥1,
Supposons maintenant le résultat vrai pour les fonctions de A. Puisque gϵ∈A, pour n assez grand, on a φ(n)1∑k∧n=1f(nk)−∫01f(t)dt≤3ϵ, ce qui prouve le résultat pour toute fonction f.
Or, d’après le théorème de Féjer, l’espace des polynômes trigonométriques est dense. De plus, cet espace est engendré par la famille des fonctions t↦e2imπt, m∈Z et les applications f⟼φ(n)1∑k∧n=1f(nk)−∫01f(t)dt, n≥1 sont linéaires, donc il suffit de montrer le résultat pour cette famille.
Soit m∈Z, on veut donc montrer que φ(n)1k∧n=1∑e2imπk/nn→+∞∫01e2imπtdt.Si m=0, l’intégrale vaut 1 et le résultat est clair. Sinon l’intégrale est nulle. On suppose donc que m=0 et on pose pour tout n≥1, S(n)=k∧n=1∑e2imπk/n.Soit n≥1. Les {k/d,,k∧d=1} où d∣n forment une partition de {k/n,1≤k≤n}, donc d∣n∑S(d)=d∣n∑k∧d=1∑e2imπk/d.=k=1∑ne2imπk/n={nsi n∣m0sinonDonc d’après la formule d’inversion de Moebius, S(n)=d∣n∑μ(n/d)d1d∣n=d∣n∧m∑μ(n/d)dAinsi, ∣S(n)∣≤d∣n∧m∑d≤d∣m∑dCe qui prouve que la suite (S(n))n est bornée. Et comme φ(n)n→+∞+∞, on a le résultat.
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