Une idée serait de penser aux polynômes de Tchebychev: Tq(cos(rπ))=cos(pπ)On pourrait alors s’intéresser au polynôme à coefficients entiers Tq−cos(pπ), dont cos(rπ) est racine. Si Tq−cos(pπ) était un polynôme unitaire (ici son coefficient dominant vaut 2q), on pourrait utiliser le résultat (voir problèmes liés) que cos(rπ)∈Z, ce qui permettrait de quasiment conclure l’exercice. Il faudrait donc considérer un autre polynôme possédant des propriétés similaires, à coefficients entiers et unitaire.
On propose un tel polynôme dans la suite: Soit n∈N∗ On remarque que
(Xn+Xn1)(X+X1)=Xn+1+Xn+11+Xn−1+Xn−11
D’où Xn+1+Xn+11=(Xn+Xn1)(X+X1)−(Xn−1+Xn−11)
On définit alors par récurrence le polynôme Pn par: ⎩⎨⎧P0=2P1=XPn+1=XPn−Pn−1
Par récurrence immédiate, le polynôme Pn est unitaire à coefficients entiers et vérifie la relation: Pn(X+X1)=Xn+Xn1
On remarque que ∀θ∈R,Pn(eiθ+eiθ1)=Pn(2cos(θ))=(eiθ)n+(eiθ)n1=2cos(nθ)
On considère alors le polynôme Q=Pq−2cos(pπ)∈Z[X], car cos(pπ)=(−1)p∈Z On remarque que Q(2cos(rπ))=Pq(2cos(qpπ))−2cos(pπ)=0, donc 2cos(rπ) est racine de Q.
On utilise le résultat (voir problèmes liés) que comme Q à coefficients entiers et unitaire et 2cos(rπ) une racine rationelle, alors 2cos(rπ)∈Z
Donc cos(rπ)∈{−1,−1/2,0,1/2,1} Il vient alors que r∈31Z∪21Z
On définit par récurrence le polynôme Pn de degré n suivant la relation: Pn(X+X1)=Xn+Xn1
deux remarques :
Je ne vois pas de récurrence à ce stade (pas de lien entre Pn et Pn−1 par exemple) ;
L’emploi de l’article « le » (on définit le polynôme par...) laisse entendre qu’il est unique (et qu’il existe). Ce n’est pas établi à ce stade.
Peut-être que la toute première phrase devrait débuter par :
Supposons qu’il exister=qp∈Q tel que cos(rπ)∈Q.
Ensuite, je ne vois pas comment Pn+1 est construit... Un produit qui sort de nulle part est réalisé... Une reformulation de la rédaction permettrait d’y voir plus clair peut-être. Déjà en intervertissant les deux éléments dont on calcule le produit...
Peut-être faudrait-il procéder dans l’ordre suivant (car on établit la récurrence un peu plus loin) : Supposons qu’il existe ∀n∈N un polynôme Pn vérifiant l’équation Pn(X+X1)=Xn+Xn1. Posons P0=2 et P1=X. Ces deux polynômes vérifient l’équation précédente car P0(X+X1)=2=1+1=X0+X01 et P1(X+X1)=X+X1=X1+X11.
Nous avons établi une relation de récurrence permettant de construire le polynôme Pn+1 en connaissant les polynômes Pn et Pn−1.
Cette rédaction est peut-être plus « scolaire », mais plus aisée à suivre sous cette forme il me semble. En tout cas pour moi. Peut-être que pour les autres lecteurs on peut brûler les étapes et parler de récurrence avant de l’avoir établie (il aurait fallut écrire par exemple « On va établir par récurrence un polynôme Pn vérifiant l’équation ... »). Il y a peut-être des points de rigueur à rajouter à ma proposition de reformulation.
Ce n’est que mon avis et peut-être qu’au niveau demandé pour la résolution du problème, on peut se permettre de se relâcher sur la rédaction.
Bonsoir, je suis tout à fait d’accord avec votre point de vue, il est vrai que j’ai rédigé la preuve un peu "à la hâte". Je vais reformaliser cela quand j’en aurais le temps ! (dans la semaine avec un peu de chance :))
Dans le texte :
deux remarques :
Peut-être que la toute première phrase devrait débuter par :
Ensuite, je ne vois pas comment Pn+1 est construit... Un produit qui sort de nulle part est réalisé... Une reformulation de la rédaction permettrait d’y voir plus clair peut-être. Déjà en intervertissant les deux éléments dont on calcule le produit...
Peut-être faudrait-il procéder dans l’ordre suivant (car on établit la récurrence un peu plus loin) :
Supposons qu’il existe ∀n∈N un polynôme Pn vérifiant l’équation Pn(X+X1)=Xn+Xn1.
Posons P0=2 et P1=X. Ces deux polynômes vérifient l’équation précédente car P0(X+X1)=2=1+1=X0+X01 et P1(X+X1)=X+X1=X1+X11.
Calculons le produit suivant : (X+X1)(Xn+Xn1).
On a :
(X+X1)(Xn+Xn1)=Xn+1+Xn+11+Xn−1+Xn−11⟺(X+X1)Pn(X+X1)=Pn+1(X+X1)+Pn−1(X+X1)
Donc : XPn=Pn+1+Pn−1, et finalement :
Pn+1=XPn−Pn−1.
Nous avons établi une relation de récurrence permettant de construire le polynôme Pn+1 en connaissant les polynômes Pn et Pn−1.
Cette rédaction est peut-être plus « scolaire », mais plus aisée à suivre sous cette forme il me semble. En tout cas pour moi. Peut-être que pour les autres lecteurs on peut brûler les étapes et parler de récurrence avant de l’avoir établie (il aurait fallut écrire par exemple « On va établir par récurrence un polynôme Pn vérifiant l’équation ... »). Il y a peut-être des points de rigueur à rajouter à ma proposition de reformulation.
Ce n’est que mon avis et peut-être qu’au niveau demandé pour la résolution du problème, on peut se permettre de se relâcher sur la rédaction.
Bonsoir, je suis tout à fait d’accord avec votre point de vue, il est vrai que j’ai rédigé la preuve un peu "à la hâte". Je vais reformaliser cela quand j’en aurais le temps ! (dans la semaine avec un peu de chance :))