Sens direct : si la suite (x_n) converge alors ma suite (x_{n+1}) converge et toute combinaison linéaire de ces deux suites converge.
:::Réciproque.
On note r:=1/∣λ∣ et ∀n,yn:=xn+λxn+1. Par hypothèse, on a 0<r<1.
:::1 er cas. On suppose que la suite (yn) converge vers 0.
Soit ϵ>0. Il existe alors n0 tel que que soit n∈N, n≥n0 implique ∣yn∣≤ϵ. Par inégalité triangulaire, on a ∀n,∣xn+1∣≤r(∣xn∣+∣yn∣) d’où pour n≥n0,∣xn+1∣≤r(ϵ+∣xn∣). Soit A défini par l’égalité A=r(A+ϵ). On a alors, ∀n≥n0,∣xn+1∣−A≤r(∣xn∣−A) d’où par récurrence immédiate, ∀n≥n0,∣xn∣≤A+rn−n0(∣xn0∣−A) avec A=1−rrϵ et donc, comme r<1 pour n assez grand, ∣xn∣≤(1−rr+1)ϵ et donc la suite (xn) converge vers 0.
:::cas général. La suite (y_n) converge et on note L sa limite. Soit A tel que L=A+λA (cette équation du premier degré en A détermine bien A car λ est différent de −1), alors en posant ∀n,yn′:=yn−L, et xn′:=xn−A, alors la suite (yn′) converge vers 0 et ∀n,yn′=xn′+λxn+1′ et d’après le 1er cas, la suite (xn′) converge, donc la suite (xn) converge. Ceci achève la preuve.
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