Soit i∈[[1,n]], montrons que 1Ai=1−1Ai Soit x∈E, montrons 1Ai(x)=1−1Ai(x)
Si x∈Ai, alors 1Ai(x)=1, de plus x∈Ai, ainsi 1Ai(x)=0 nous avons bien 1Ai(x)=1−1Ai(x) , en effet 1=1−0
Si x∈Ai, alors 1Ai(x)=0, de plus x∈Ai, ainsi 1Ai(x)=1 nous avons également 1Ai(x)=1−1Ai(x) , en effet 0=1−1
Propriété ii)
Soient i,j∈[[1,n]], montrons que 1Ai∩Aj=1Ai⋅1Aj Soit x∈E, montrons 1Ai∩Aj(x)=1Ai(x)⋅1Aj(x)
Si x∈Ai∩Aj, alors 1Ai∩Aj(x)=1, de plus x∈Ai et x∈Aj, ainsi 1Ai(x)=1 et 1Aj(x)=1 nous avons bien 1Ai∩Aj(x)=1Ai(x)⋅1Aj(x) , en effet 1=1⋅1
Si x∈Ai∩Aj, alors 1Ai∩Aj(x)=0, de plus x∈Ai ou x∈Aj , ainsi 1Ai(x)=0 ou 1Aj(x)=0 nous avons également 1Ai∩Aj(x)=1Ai(x)⋅1Aj(x) via la règle du produit nul
Propriété iii)
On généralise la propriété ii) par récurrence et on utilise la propriété i)
Propriété iv)
∀i∈[[1,n]],x∈E∑1Ai(x)=x∈Ai∑1=card(Ai) On enlève les éléments de E n’étant pas dans Ai puis on compte 1 par 1 les éléments de Ai
Question 2 : Démonstration de la formule du crible
On commence par utiliser les différentes propriétés de l’indicatrice démontrées précédemment et les lois de de Morgan pour récrire notre cardinal : i=1⋃nAi=x∈E∑1i=1⋃nAi(x)=x∈E∑1−1i=1⋃nAi(x)=x∈E∑1−1i=1⋂nAi(x)=x∈E∑1−i=1∏n1Ai(x)=x∈E∑1−i=1∏n(1−1Ai(x)) Ensuite, passage délicat, on va développer le produit : i=1⋃nAi=x∈E∑1−k=0∑nI⊂[[1,n]]∣I∣=k∑i∈I∏(−1Ai(x))
Lorsque l’on développe, soit on prend 0 indicatrice, soit 1, ..., soit n, d’où la somme k=0∑n
Ensuite, en fixant le nombre d’indicatrices sélectionnées, par exemple k=1, les termes sont −1A1, ..., −1An . Pour k=2 : (−1A1)⋅(−1A2) , ..., (−1A1)⋅(−1An) ,..., d’où I⊂[[1,n]]∣I∣=k∑i∈I∏ On peut réaranger l’expression i=1⋃nAi =x∈E∑1−k=0∑nI⊂[[1,n]]∣I∣=k∑(−1)ki∈I∏1Ai(x) =x∈E∑1−k=0∑nI⊂[[1,n]]∣I∣=k∑(−1)k1i∈I⋂Ai(x) =x∈E∑1+k=0∑n(−1)k+1I⊂[[1,n]]∣I∣=k∑1i∈I⋂Ai(x) =x∈E∑k=1∑n(−1)k+1I⊂[[1,n]]∣I∣=k∑1i∈I⋂Ai(x) On conclut : i=1⋃nAi=k=1∑n(−1)k+1I⊂[[1,n]]∣I∣=k∑i∈I⋂Ai
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