Soit une fonction réelle de classe . Supposons que tende vers en . Montrer que et tendent également vers en .
Le résultat subsiste-t-il si l’on suppose seulement dérivable ?
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On pose , cette fonction tend alors vers en l’infini. Résolvons cette équation en fixant .
L'équation homogène est , de solutions pour tout .
En utilisant la formule de Duhamel pour la solution particulière (qui revient à réaliser une méthode de variation de la constante), on trouve finalement l’existence de tel que:
Pour , dans la dernière intégrale, on peut poser et ainsi l’écrire sous la forme .
Or la fonction tend vers en l’infini et est continue donc on peut appliquer le théorème de Cesaro (en posant ) et conclure que
Ainsi tend vers en l’infini. De même, tend vers .
Si maintenant est seulement supposée dérivable, alors le résultat subsiste en utilisant la règle de l’Hôpital. En effet, on pose et , alors tend vers donc tend aussi vers .
Une solution "à la Grönwall" : On montre le résultat en supposant que est dérivable.
Selon l’hypothèse, pour tout , il existe tel que pour tout on a l’inégalité :
,
ce qui entraine que pour tout , . En conséquence, les fonctions et satisfont l’inégalité , pour tout . Nous résolvons ensuite cette "inéquation différentielle".
Posons . L’inégalité ci-dessus se récrit alors comme pour tout , et comme la fonction est dérivable, et que sa dérivée est , qui par l’inégalité précédente est négative, on déduit que est décroissante sur . Par conséquent, pour tout , , c’est-à-dire que , on encore que . Comme ceci est vrai pour ou , alors
.
Ainsi, pour tel que pour tout , , et pour tel que pour tout , , on obtient pour tout ,
.
Ceci montre que tend vers quand tend vers l’infini, et puisque tend aussi vers quand tend vers l’infini, on déduit qu’il en va de même pour .
