À isomorphisme près, combien de groupes d’ordre 6 existe-t-il ?
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On raisonne de façon très élémentaire, on sait bien sûr classifier les groupes d’ordre mais on omet ici la théorie de Sylow, ainsi que le théorème de Cauchy, et les actions de groupes. On rappelle que l’ordre possible d’un élément de est un diviseur de l’ordre de par Lagrange.
Pour un groupe d’ordre pair, en regroupant regroupant les éléments d’ordre différent de 1 et de par paires, on remarque alors que possède au moins un élément d’ordre , puisque privé de toutes ces paires est toujours de cardinal pair, et non nul puisqu’il contient le neutre.
Montrons que pour abélien, on a nécessairement .
Supposons abélien, on peut ainsi y exhiber un élément d’ordre , le groupe quotient est alors d’ordre , en désignant par la projection canonique, pour tout élément d’ordre , on a , tout élément d’ordre de (en plus du neutre de ) est donc dans le noyau de (sa classe est d’ordre un diviseur de , donc d’ordre puisque le groupe quotient est d’ordre ), d’où l’existence d’un élément d’ordre ou pour assurer la surjectivité de .
En déisgnant cet élément par , s’il est d’ordre , alors est cyclique. Dans le cas contraire, il est d’ordre , et par comutativité de , l’élément est d’ordre . Finalement, .
Pour non abélien, montrons qu’on a . Si tous les éléments de étaient d’ordre , alors , et donc serait abélien. D’où l’existence d’un élément d’ordre (S’il était d’ordre alors serait abélien).
Ce dernier nous fournit un sous-groupe normal car d’indice , en supposant que G possède un sous-groupe normal d’ordre , il serait alors produit direct de deux groupes abéliens, ce qui est exclu. D’où nécessairement l’existence d’au moins deux éléments d’ordre , mais les éléments d’ordre arrivent par paires, ce qui force G à posséder exactement trois éléments d’ordre et deux éléments d’ordre . Dès lors, écrire la table de multiplication de G suffit pour conclure, elle est en effet unique.
Pour éviter le produit direct, en supposant que possède un unique élément d’ordre , il serait alors central (La conjugaison est un automorphisme de groupes, donc conserve l’ordre, d’où pour quelconque, par uncité de l’élément , d’ordre ), donc serait non trivial d’ordre ou . Dans tous les cas, le quotient associé est d’ordre premier, donc cyclique. Or, cyclique implique monogène, a fortiori est abélien, contradication.
