Ivan Shishkin, Rye (1878)

Problems/TopologyUnreviewed

Hahn-Banach Theorem in finite dimension

by Anduril·
59
Difficulty scaleÉchelle de difficulté

This score reflects both the level of the required concepts and the difficulty of the solution.Ce score tient compte à la fois du niveau des notions nécessaires et de la difficulté de la résolution.

  1. 110First steps / middle schoolPremiers pas / collège
  2. 1125Beginner / high schoolDébutant / lycée
  3. 2650Intermediate / undergraduateIntermédiaire / licence
  4. 5170Advanced / graduateAvancé / master
  5. 7190Expert / specializedExpert / spécialisé
  6. 91100Research levelNiveau recherche
These levels are approximate guides.Ces niveaux sont des repères approximatifs.
·
English
EnglishFrançais
Unreviewed. This problem has not been reviewed by trusted users yet.

Let EE be a finite-dimensional real normed vector space, FF a proper subspace of EE, and φ\varphi a linear functional on FF with operator norm equal to 11.

Let aEa \in E. Show that:
(x,y)F2,φ(x)xaφ(y)+ay.\forall(x,y) \in F^2, \quad \varphi(x) - \|x - a\| \leqslant \varphi(y) + \|a - y\|.Show that there exists an extension of φ\varphi to a linear form φ~\tilde{\varphi} on EE whose operator norm is equal to 11.

I solved itMark it doneAdd to my listKeep it in your list

Solutions

1
Reveal solutionsAre you sure? Give it a try first.

Solution by visitorFR

Discussions0 useful votes

Commençons par un cas particulier Supposons que la norme est euclidienne.
Si \|\cdot\| dérive d’un produit scalaire, notons PP la projection orthogonale sur FF et posons φ~=φP\widetilde{\varphi}=\varphi \circ P. C’est une forme linéaire prolongeant φ\varphi, et comme P=1\|P\|=1, φ~(x)=φ(Px)Pxx|\widetilde{\varphi}(x)|=|\varphi(P x)| \leqslant\|P x\| \leqslant\|x\| .
Rien de plus n’est nécessaire. C’est le seul cas où le prolongement optimal est de surcroît unique, et cela explique pourquoi la difficulté est purement liée à la géométrie de la boule unité, pas à la dimension.

Revenons à l’exercice. On procède en 3 étapes.

  1. Par hypothèse  ⁣ ⁣φ ⁣ ⁣=1\vert\!\vert\!\vert\varphi\vert\!\vert\!\vert=1, donc zF\forall z\in F,, φ(z)z,|\varphi(z)|\leqslant\|z\| , et cette constante 11 est optimale.

Soient x,yFx,y\in F. Alors xyFx-y\in F, donc
φ(x)φ(y)=φ(xy)xy.\varphi(x)-\varphi(y)=\varphi(x-y)\leqslant\|x-y\| .L’inégalité triangulaire donne xy=(xa)+(ay)xa+ay\|x-y\|=\|(x-a)+(a-y)\|\leqslant\|x-a\|+\|a-y\|, d’où
φ(x)φ(y)xa+ay,\varphi(x)-\varphi(y)\leqslant\|x-a\|+\|a-y\| ,ce qui est exactement l’inégalité annoncée après réarrangement :
φ(x)xa  φ(y)+ay.\varphi(x)-\|x-a\|\ \leqslant\ \varphi(y)+\|a-y\| . \qquad\blacksquareCette inégalité est valable pour tout aEa\in E.

  1. Supposons aFa\notin F et posons G=FRaG=F\oplus\mathbb{R}a, la somme étant directe précisément parce que aFa\notin F.
    L’inégalité de la question 1 signifie que
    s:=supxF(φ(x)xa)  infyF(φ(y)+ay)=:m.s:=\sup_{x\in F}\bigl(\varphi(x)-\|x-a\|\bigr)\ \leqslant\ \inf_{y\in F}\bigl(\varphi(y)+\|a-y\|\bigr)=:m .Ces deux quantités sont finies : en prenant x=y=0x=y=0, on obtient asma-\|a\|\leqslant s\leqslant m\leqslant\|a\|. Fixons donc t[s,m]t\in[s,m] et définissons
    ψ: GR,ψ(x+λa)=φ(x)+λt,\psi:\ G\longrightarrow\mathbb{R},\qquad \psi(x+\lambda a)=\varphi(x)+\lambda t ,application bien définie et linéaire grâce à l’unicité de la décomposition x+λax+\lambda a.

Majoration ψ\psi\leqslant\|\cdot\|. Soient xFx\in F et λR\lambda\in\mathbb{R}.

  • Si λ>0\lambda>0 : la majoration tmt\leqslant m appliquée à y=x/λFy=-x/\lambda\in F donne tφ(x/λ)+a+x/λt\leqslant\varphi(-x/\lambda)+\|a+x/\lambda\|. En multipliant par λ>0\lambda>0 et en utilisant l’homogénéité de la norme,
    λtφ(x)+x+λa,soitψ(x+λa)x+λa.\lambda t\leqslant-\varphi(x)+\|x+\lambda a\| ,\qquad\text{soit}\qquad \psi(x+\lambda a)\leqslant\|x+\lambda a\| .
  • Si λ<0\lambda<0, écrivons λ=μ\lambda=-\mu avec μ>0\mu>0. La minoration tst\geqslant s appliquée au point x/μFx/\mu\in F donne tφ(x/μ)x/μat\geqslant\varphi(x/\mu)-\|x/\mu-a\|, d’où après multiplication par μ\mu
    μtφ(x)xμa,soitψ(xμa)xμa.\mu t\geqslant\varphi(x)-\|x-\mu a\| ,\qquad\text{soit}\qquad \psi(x-\mu a)\leqslant\|x-\mu a\| .
  • Si λ=0\lambda=0, c’est la majoration φ(x)x\varphi(x)\leqslant\|x\|.

On a donc ψ(z)z\psi(z)\leqslant\|z\| pour tout zGz\in G ; en appliquant cela à z-z on obtient ψ(z)z-\psi(z)\leqslant\|z\|, d’où ψ(z)z|\psi(z)|\leqslant\|z\| et  ⁣ ⁣ψ ⁣ ⁣1\vert\!\vert\!\vert\psi\vert\!\vert\!\vert\leqslant 1. Réciproquement, ψ\psi prolonge φ\varphi, donc son supremum porte sur un ensemble plus grand :
 ⁣ ⁣ψ ⁣ ⁣ ⁣ ⁣φ ⁣ ⁣=1.\vert\!\vert\!\vert\psi\vert\!\vert\!\vert\geqslant\vert\!\vert\!\vert\varphi\vert\!\vert\!\vert=1 .Ainsi  ⁣ ⁣ψ ⁣ ⁣=1\vert\!\vert\!\vert\psi\vert\!\vert\!\vert=1.

  1. Raisonnons par récurrence sur la codimension d=dimEdimFd=\dim E-\dim F, finie puisque EE l’est.
    Si d=0d=0, alors F=EF=E et il n’y a rien à faire. Si d1d\geqslant 1, choisissons aEFa\in E\setminus F : l’étape 2 fournit un prolongement ψ\psi de φ\varphi à G=FRaG=F\oplus\mathbb{R}a, de norme 11, et dimEdimG=d1\dim E-\dim G=d-1. L’hypothèse de récurrence appliquée à (G,ψ)(G,\psi) donne un prolongement φ~\widetilde{\varphi} à EE de norme 11, qui prolonge ψ\psi donc aussi φ\varphi.

Il existe donc φ~E\widetilde{\varphi}\in E^{*} telle que
φ~F=φet ⁣ ⁣φ~ ⁣ ⁣=1.\widetilde{\varphi}\vert_{F}=\varphi\qquad\text{et}\qquad \vert\!\vert\!\vert\widetilde{\varphi}\vert\!\vert\!\vert=1 . \qquad\blacksquare

Report

For an unclear, ambiguous, or possibly incorrect statement, please use the Discussion tab on the right. Report content that needs moderator intervention, such as dangerous, clearly non-mathematical, or plagiarized content.