Ivan Shishkin, Rye (1878)

Problems/Linear algebra

Inversion de Pascal

by Sequoia·
40
Difficulty scaleÉchelle de difficulté

This score reflects both the level of the required concepts and the difficulty of the solution.Ce score tient compte à la fois du niveau des notions nécessaires et de la difficulté de la résolution.

  1. 1–10First steps / middle schoolPremiers pas / collège
  2. 11–25Beginner / high schoolDébutant / lycée
  3. 26–50Intermediate / undergraduateIntermédiaire / licence
  4. 51–70Advanced / graduateAvancé / master
  5. 71–90Expert / specializedExpert / spécialisé
  6. 91–100Research levelNiveau recherche
These levels are approximate guides.Ces niveaux sont des repères approximatifs.
·
ReviewedReviewed by darktoaster
·
Français

This problem was submitted to “Pascal’s Ghost”.

Showing the Français version because no English translation exists yet. Add that translation.

On considère deux suites de réels (ak)(a_k) et (bk)(b_k) reliées par la relation
∀n∈N,bn=∑k=0n(nk) ak.\forall n\in\N, b_n=\sum_{k=0}^n \binom{n}{k}\,a_k.On cherche alors à exprimer les ana_n uniquement en fonction des bkb_k, soit à inverser cette formule.

On définit φ\varphi l'endomorphisme de R[X]\mathbb{R}[X] tel que φ(P)(X)=P(X+1)\varphi(P)(X)=P(X+1) pour tout P∈R[X]P\in\mathbb{R}[X]. On rappelle que la base canonique de R[X]\R[X] est la famille (Xn)n∈N=(1,X,X2,… )(X^n)_{n\in\N}=(1,X,X^2,\dots).

  1. Montrer que φ\varphi est bijectif. On pourra pour cela chercher à exhiber sa réciproqueEN.
  2. Déterminer la matrice de φ\varphi dans la base canonique et montrer qu’elle est triangulaire supérieure.
  3. Déterminer l’inverse de la matrice de la question précédente.
  4. En déduire la formule d'inversion de Pascal
    ∀n∈N,an=∑k=0n(nk)(−1)n−k bk.\forall n\in\N, a_n=\sum_{k=0}^n\binom{n}{k}(-1)^{n-k} \,b_k.
  5. Application: On note dnd_n le nombre de permutations de taille nn sans point fixe. Montrer que n!=∑k=0n(nk)dkn!=\sum_{k=0}^n\binom{n}{k} d_k puis utiliser la formule d’inversion de Pascal pour en déduire que:
    ∀n∈N,dn=n!∑k=0n(−1)kk!.\forall n\in\N, d_n=n!\sum_{k=0}^n\frac{(-1)^k}{k!}.
I solved itMark it doneAdd to my listKeep it in your list

Solutions

1
Reveal solutionsAre you sure? Give it a try first.
Community accepted

Solution by Darius CHITU

Discussions4 useful votes
  1. Soit ϕ∈End(R[X])\phi \in \text{End}(\mathbb{R}[X]) tel que ϕ(P)(X)=P(X−1)\phi(P)(X)=P(X-1) pour tout P∈R[X]P \in \R[X]. Comme (φ∘ϕ)(P)(X)=P(X)(\varphi \circ \phi)(P)(X)= P(X) et aussi (ϕ∘φ)(P)(X)=P(X)(\phi \circ \varphi)(P)(X) = P(X) pour tout P∈R[X]P \in \R[X], on déduit que φ\varphi est bijectif et que φ−1=ϕ\varphi^{-1} = \phi.
  2. En remarquant que φ(Xj)=(X+1)j=∑0⩽i⩽jCjiXi\varphi(X^{j}) = (X+1)^j = \sum_{0 \leqslant i \leqslant j} C_{j}^{i} X^{i} pour tout j∈Nj \in \mathbb{N}, la matrice de l’endomorphisme φ\varphi dans la base canonique B=(1,X,X2,…)\mathcal{B}=(1,X,X^{2},\ldots) satisfait la relation suivante :
    ∀i,j∈N: (Mφ,B)i,j={Cji si i⩽j0 si i>j,\forall i,j \in \N: \ \left( M_{\varphi, \mathcal{B}} \right)_{i,j} = \begin{cases} C_{j}^{i} &\text{ si } i \leqslant j \\ 0 &\text{ si } i > j \end{cases},ce qui montre que la matrice inversible Mφ,BM_{\varphi,\mathcal{B}} est triangulaire supérieure.
  3. On rappelle que Mφ,B−1=Mφ−1,BM_{\varphi,\mathcal{B}}^{-1} = M_{\varphi^{-1}, \mathcal{B}}. Car φ−1(Xj)=(X−1)j=∑0⩽i⩽j(−1)j−iCjiXi\varphi^{-1} (X^{j}) = (X-1)^{j} = \sum_{0 \leqslant i \leqslant j} (-1)^{j-i} C_j^{i} X^{i} pour tout j∈Nj \in \N, on peut écrire de la même manière que la matrice de φ−1\varphi^{-1} dans la base canonique B\mathcal{B} satisfait cette relation :
    ∀i,j∈N: (Mφ,B−1)i,j=(Mφ−1,B)i,j={(−1)j−iCji si i⩽j0 si i>j.\forall i,j \in \N: \ \left( M_{\varphi,\mathcal{B}}^{{-1}} \right)_{i,j}=\left( M_{\varphi^{-1}, \mathcal{B}} \right)_{i,j} = \begin{cases} (-1)^{j-i}C_{j}^{i} &\text{ si } i \leqslant j \\ 0 &\text{ si } i > j \end{cases}.
  4. La relation exprimée dans l’énoncé s’écrit avec les vecteurs ligne va=(a0,a1,a2,…){v}_{a}=(a_{0},a_{1}, a_{2}, \ldots) et vb=(b0,b1,b2,…)v_{b} = (b_{0}, b_{1}, b_{2},\ldots) comme vb=va⋅Mφ,Bv_{b} = v_{a} \cdot M_{\varphi,\mathcal{B}}. En multipliant à droite par l’inverse de la matrice, on a va=vb⋅Mφ,B−1v_{a} = v_{b} \cdot M_{\varphi,\mathcal{B}}^{-1}, ce qui implique évidemment la formule d’inversion de Pascal:
    ∀n∈N: an=∑k=0n(Mφ,B−1)k,nbk=∑k=0n(−1)n−kCnkbk.\forall n \in \N: \ a_{n} = \sum_{k=0}^{n} \left( M_{\varphi,\mathcal{B}}^{{-1}} \right)_{k,n} b_{k} = \sum_{k=0}^{n} (-1)^{n-k} C_{n}^{k} b_{k}.
  5. On comptera le nombre de permutations de taille nn de deux façons. Premièrement, leur nombre est ∣Sn∣=n!|\mathcal{S}_{n}| =n!. Deuxièmement, le nombre de permutations de taille nn est la somme des permutations de taille nn avec n−kn-k points fixes, où k∈⟦0,n⟧k \in \llbracket 0,n \rrbracket. Pour ce type de permutations, on choisit d’abord les positions de ces points fixes, pour lesquelles on a Cnn−k=CnkC_{n}^{n-k} = C_{n}^{k} possibilités, et ensuite on peut permuter les kk positions restantes, action pour laquelle on a dkd_{k} possibilités. Enfin, le nombre de permutations de taille nn est ∣Sn∣=∑0⩽k⩽nCnkdk|\mathcal{S}_n| = \sum_{0 \leqslant k \leqslant n} C_{n}^{k} d_{k}.
    Ainsi, n!=∑0⩽k⩽nCnkdkn! = \sum_{0 \leqslant k \leqslant n} C_{n}^{k} d_{k} et, par la formule d’inversion de Pascal, on arrive à la conclusion:
    dn=∑k=0n(−1)n−kCnkk!=∑k=0n(−1)kCnn−k(n−k)!=n!∑k=0n(−1)kk!.d_{n} = \sum_{k=0}^{n} (-1)^{n-k} C_{n}^{k} k! = \sum_{k=0}^{n} (-1)^{k} C_{n}^{n-k} (n-k)! = n! \sum_{k=0}^{n} \frac{(-1)^{k}}{k!}.
Report

For an unclear, ambiguous, or possibly incorrect statement, please use the Discussion tab on the right. Report content that needs moderator intervention, such as dangerous, clearly non-mathematical, or plagiarized content.