Posons vn=un+1−αun, ainsi vn→0 et un+1=αun+vn. Cas ∣α∣<1. Par récurrence immédiate, un=αnu0+k=0∑n−1αn−1−kvk.Soit ε>0 et N tel que ∣vk∣≤ε pour k≥N. En scindant la somme, k=0∑n−1αn−1−kvk≤∣α∣n−Nk=0∑N−1∣α∣N−1−k∣vk∣+1−∣α∣ε.Le premier terme tend vers 0 quand n→+∞ (N étant fixé), ainsi que αnu0. Donc limsup∣un∣≤1−∣α∣ε pour tout ε>0, c’est-à-dire un→0. Noter que l’hypothèse bornée n’a pas servi.
Cas ∣α∣>1. On renverse la relation : un=αun+1−vn, puis par récurrence sur p, un=αpun+p−j=0∑p−1αj+1vn+j.Comme u est bornée et ∣α∣>1, le terme un+p/αp tend vers 0 quand p→+∞ ; la série converge absolument, d’où un=−j≥0∑αj+1vn+j,donc∣un∣≤∣α∣−1supk≥n∣vk∣n→+∞0.Dans les deux cas u converge, et sa limite est 0. C’est cohérent : si un→ℓ, le passage à la limite dans un+1−αun→0 donne (1−α)ℓ=0, et α=1 puisque ∣α∣=1.
Le résultat se généralise pour ∣α∣<1 (déjà montré). Si ∣α∣>1, prendre un=αn : alors un+1−αun=0, mais ∣un∣=∣α∣n→+∞ et u diverge.
Supposons einθ→L. En passant à la limite dans ei(n+1)θ=eiθeinθ, on obtient L=eiθL. Or ∣L∣=lim∣einθ∣=1, donc L=0 et eiθ=1, soit θ∈2πZ : contradiction. Conclusion pour ∣α∣=1. Le résultat de la question 1 tombe en défaut.
Si α=eiθ avec θ∈/2πZ, la suite un=αn est bornée et vérifie un+1−αun=0, mais elle diverge d’après ce qui précède.
Si α=1, prendre un=sin(n). Elle est bornée et, par l’inégalité des accroissements, ∣un+1−un∣≤x≥nsupx∣cos(lnx)∣≤n1⟶0.Pour k entier, posons nk=⌈eπ/2+2kπ⌉,mk=⌈e−π/2+2kπ⌉.Alors lnnk=2π+2kπ+δk avec 0≤δk≤ln(1+e−π/2−2kπ)→0, donc unk=sin(lnnk)→1. De même umk→−1. Deux sous-suites de limites distinctes : u diverge.
Bilan : la propriété « u bornée et un+1−αun→0⇒u converge » vaut si et seulement si ∣α∣=1, et sans l’hypothèse bornée si et seulement si ∣α∣<1.
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