Pour la question 2: Montrons l’équivalence: f+g peˊriodique⟺TgTf∈Q
Montrons le sens direct par contraposée: supposons que TgTf∈/Q
Montrons que si h:R→R une fonction, l’ensemble de ses périodes est un sous-groupe de R:
0 est une période de f, car ∀x∈R,f(0+x)=f(x)
si T1,T2 deux périodes de f: ∀x∈R,f(x+T1+T2)=f((x+T1)+T2)=f(x+T1)=f(x)Donc T1+T2 est une période de f
si T1 période de f: ∀x∈R,f(y−T1)=f((x−T1)+T1)=f(x)Donc −T1 période de f.
Donc l’ensemble des périodes de h est bien un sous-groupe de R. Donc l’ensemble des périodes de h est soit discret, soit dense dans R (admis).
Supposons que f+g est périodique, on note T sa période.
Comme ∀x∈R,(f+g)(x+T)=(f+g)(x)Alors ∀x∈R,f(x+T)−f(x)=−(g(x+T)−g(x))
Ainsi la fonction u:x↦f(x+T)−f(x)=−(g(x+T)−g(x)) admet Tf,Tg dans ses périodes. Donc l’ensemble G={nTf+mTg,(n,m)∈Z2} est inclus dans les périodes de u. D’après la question 1, cet ensemble est dense dans R.
Si l’ensemble des périodes de u est dense dans R, alors la fonction u coïncident avec x↦u(0) sur l’ensemble (dense) des périodes de u, donc par continuité, u=u(0).
Or f est Tf-périodique et continue, donc elle est bornée sur R. Si u(0)=0, alors par récurrence f(x+nT)=f(x)+nu(0)n→∞±∞, ce qui est impossible pour une fonction bornée. Donc u(0)=0.
Alors f(x+T)=f(x) Ainsi, T est une période de f. Comme Tf est la période fondamentale de f, T est un multiple entier de Tf (T=kTf). De même, comme u(x)=−(g(x+T)−g(x))=0, T est aussi une période de g, donc T=mTg. D’où kTf=mTg⟹TgTf=km∈Q, ce qui contredit l’hypothèse TgTf∈/Q.
Donc u ne peut pas être constante, donc l’ensemble des périodes de u est un ensemble discret.
Or, G inclus dans cet ensemble et est dense, il y a donc une contradiction.
Donc f+g n’est pas périodique.
Si TgTf∈Q: On note p,q∈Z×N∗ tel que TgTf=qp Alors qTf=pTg
Alors ∀x∈R,(f+g)(x+qTf)=f(x+qTf)+g(x+qtf)=f(x)+g(x+pTg)=(f+g)(x)
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