Pour n⩾1, on note σ(n)=∑d∣nd la somme des diviseurs de n. Un entier n est parfait s’il est égal à la somme de ses diviseurs stricts, c’est-à-dire si σ(n)=2n.
Le point de départ est la multiplicativité de σ : si a∧b=1, alors σ(ab)=σ(a)σ(b), les diviseurs de ab s’écrivant de façon unique d1d2 avec d1∣a et d2∣b.
Suivons la démonstration d’Euler. Soit n parfait pair. Écrivons
n=2k−1q,k⩾2,q impair,où 2k−1 est la plus grande puissance de 2 divisant n — la parité de n garantit k⩾2.
Comme 2k−1∧q=1, la multiplicativité et la somme géométrique σ(2k−1)=1+2+⋯+2k−1=2k−1 donnent
2kq=2n=σ(n)=(2k−1)σ(q).(∗)L’entier 2k−1 est impair et divise 2kq, donc divise q : posons q=(2k−1)s,s⩾1.
En reportant dans (∗) et en simplifiant par 2k−1=0 : σ(q)=2ks=q+s.
Or q et s sont deux diviseurs de q, distincts puisque 2k−1⩾3. La somme de tous les diviseurs de q valant exactement q+s, l’entier q n’a que ces deux diviseurs. Ceci force
s=1etq n’a que les diviseurs q et 1,c’est-à-dire q=2k−1 premier. Finalement
n=2k−1(2k−1),2k−1 premier.■
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