On pose g=f+f′′ qui est, par définition une fonction positive. On veut exprimer f en fonction de g donc on va résoudre l’équation différentielle d’ordre 2. Les solutions de l’équation homogène sont de la forme λcos(x)+μsin(x). pour déterminer une solution particulière de l’équation on fait une variation de la constante en cherchant une solution de la forme f(x)=λ(x)cos(x)+μ(x)sin(x) sous la contrainte λ′(x)cos(x)+μ′(x)sin(x)=0. On a alors f′′(x)=−λ′(x)sin(x)+μ′(x)cos(x)−f(x) donc f′′(x)+f(x)=−λ′(x)sin(x)+μ′(x)cos(x)=g(x). On a donc le système L1L2{λ′(x)cos(x)+μ′(x)sin(x)−λ′(x)sin(x)+μ′(x)cos(x)=0=g(x)On le résout en faisant cos(x)L2+sin(x)L1 qui donne μ′(x)=g(x)cos(x) (on peut aussi utiliser le wronskien). De même λ′(x)=−g′(x)sin(x). On pose alors comme solution particulière f0(x)=−cos(x)∫0xg(t)sin(t)dt+sin(x)∫0xg(t)cos(t)dtL’ensemble des solutions de l’équation f′′+f=g est alors donné par S={λcos(x)+μsin(x)+f0(x)∣λ,μ∈R}.En particulier, il existe λ,μ∈R tels que ∀x∈R,f(x)=λcos(x)+μsin(x)+∫0xg(t)cos(t)dtsin(x)−∫0xg(t)sin(t)dtcos(x).Puisque ∀x∈R,cos(x+π)=−cos(x) et sin(x+π)=−sin(x) on a ∀x∈R,
f(x+π)+f(x)=−cos(x)∫0x+πg(t)sin(t)dt+sin(x)∫0x+πg(t)cos(t)dt+cos(x)∫0xg(t)sin(t)dt−sin(x)∫0xg(t)cos(t)dt Chasles=−cos(x)∫xx+πg(t)sin(t)dt+sin(x)∫xx+πg(t)cos(t)dt=∫xx+πg(t)(sin(x)cos(t)−cos(x)sin(t))dt=∫xx+πg(t)sin(x−t)dtu=x−t=∫0πg(u+π)sin(u)duPuisque sin est positive sur [0,π] et g est à valeurs positives par hypothèse, on a f(x)+f(x+π) comme intégrale d’une fonction positive.
No messages yet.