L’hypothèse assure que∫0π[f′′(x)+f(x)]sin(x)dx≥0 (a) car la fonction sinus est positive sur le segment [0;π]. Par double intégration par parties (f et sinus sont de classe C2) : on a l’égalité :∫0πf′′(x)sin(x)dx=∫0πf(x)sin′′(x)dx+[f′sin−f(sin)′]0π=−∫0πf(x)sin(x)dx+f(π)+f(0)(b)
(a) et (b) donnent alors f(π)+f(0)≥0 (c). Il suffit d’appliquer (c) à la fonction fx,x∈R définie par ∀t∈R,fx(t):=f(x+t) : pour tout x, fx est bien de classe C2 et vérifie l’inéquation fx′′+fx≥0 et on a ∀x,fx(π)+fx(0)=f(x+π)+f(x)
:::Rem : on peut rédiger différemment en introduisant un ''wronskien'' adapté W:=f′g−fg′ où g est la fonction sinus, qui est solution de y′′+y=0 et positive sur le segment [0;π] ce qui assure que W′≥0 sur ce segment, donc croissante sur ce segment d’où W(π)≥W(0)...
Très joli, très astucieux !
Merci ! Ce n’est sans doute pas si original : l’emploi d’un wronskien est assez classique comme dans les histoires de zéros consécutifs dans le théorème de comparaison de Sturm.