Soient x,y∈E∖0. Par hypothèse, pour tout x∈E∖0, les vecteurs (x,f(x)) sont liés. Il existe donc λx∈K tel que
f(x)=λxx.
De même, il existe λy,λx+y∈K tels que
f(y)=λyyetf(x+y)=λx+y(x+y).
Cas 1 : (x,y) est libre.
On a
f(x+y)=λx+y(x+y)=λx+yx+λx+yy,
d’une part, et, par linéarité de f,
f(x+y)=f(x)+f(y)=λxx+λyy,
d’autre part.
Donc, par liberté de (x,y),
λx+y=λx=λy.
Ainsi,
λx=λy.
Cas 2 : (x,y) est lié.
Sans perte de généralité, on suppose qu’il existe μ∈K∗ tel que
y=μx.
D’une part,
f(y)=λyy=λyμx,
et d’autre part, par linéarité de f,
f(y)=f(μx)=μf(x)=μλxx.
Ainsi,
λyμx=λxμx.
Comme μ=0 et x=0, on obtient
λy=λx.
Dans tous les cas,
λx=λy.
Ainsi, il existe λ∈K tel que, pour tout x∈E∖0,
f(x)=λx.
Cette égalité reste vraie pour x=0, car
f(0)=0=λ⋅0.
On a donc
∀x∈E,f(x)=λx.
Ainsi, f est une homothétie vectorielle de rapport λ.