This score reflects both the level of the required concepts and the difficulty of the solution.Ce score tient compte à la fois du niveau des notions nécessaires et de la difficulté de la résolution.
1–10First steps / middle schoolPremiers pas / collège
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Soit K un corps fini de cardinal q et E un K-ev de dimension n. Déterminer card(E), card(L(E)) puis déterminer le nombre de bases de E. En déduire card(GL(E)).
Fixons une base (e1,…,en) de E. L’application Kn⟶E,(λ1,…,λn)⟼i=1∑nλieiest bijective, par existence et unicité des coordonnées dans une base. Donc card(E)=card(Kn)=qn.
Cardinal de L(E)
Une application linéaire est entièrement déterminée par les images des vecteurs d’une base, et ces images peuvent être choisies librement dans E. L’application L(E)⟶En,u⟼(u(e1),…,u(en))est donc bijective, d’où card(L(E))=(qn)n=qn2.C’est cohérent avec l’isomorphisme L(E)≃Mn(K) : une matrice a n2 coefficients, chacun libre dans K.
Nombre de bases de E
Construisons une base (v1,…,vn) vecteur par vecteur. Supposons v1,…,vk déjà choisis et libres ; le vecteur vk+1 convient si et seulement s’il n’appartient pas au sous-espace Fk=Vect(v1,…,vk), qui est de dimension k donc de cardinal qk. Le nombre de choix pour vk+1 est ainsi qn−qk, et ce nombre ne dépend pas des vecteurs déjà retenus, seulement de k. En multipliant les choix successifs pour k=0,1,…,n−1 : #{bases de E}=k=0∏n−1(qn−qk)=(qn−1)(qn−q)⋯(qn−qn−1).
Cardinal de GL(E)
Un endomorphisme u est bijectif si et seulement si l’image d’une base est une base. L’application GL(E)⟶{bases ordonneˊes de E},u⟼(u(e1),…,u(en))est donc bien définie ; elle est injective car une application linéaire est déterminée par les images d’une base, et surjective car toute base est l’image de (e1,…,en) par un unique isomorphisme. D’où card(GL(E))=k=0∏n−1(qn−qk).
En factorisant qk dans chaque facteur, on obtient la forme courante : GLn(Fq)=q2n(n−1)k=1∏n(qk−1).