Solution
Soit agissant sur par conjugaison, c’est-à-dire via l’action .
Ainsi, l’orbite de sous cette action est , c’est-à-dire la classe de conjugaison de , et son stabilisateur est , c’est-à-dire l’ensemble des éléments qui commutent avec .
Nous savons que l’ensemble des orbites forme une partition de , c’est-à-dire qu’il existe tels que . Mais il n’y a ici que trois classes de conjugaison, donc . De plus, l’une de ces classes contient l’élément neutre , dont l’orbite est réduite à lui-même puisqu’il commute avec tout le monde. On a donc l’égalité pour certains .
Considérons maintenant les cardinalités : on obtient . Mais les cardinalités et peuvent aussi s’écrire comme (et de même pour ), donc on obtient finalement
Ce qui peut se réécrire comme
Mais puisque et sont premiers entre eux, alors divise . Cependant, et sont des sous-groupes de . Supposons que l’un d’eux soit égal à , alors divise le cardinal de l’autre moins un, et celui-ci doit donc également être égal à . Mais si et seulement si commute avec tout élément de , et de même pour . Ainsi .
Supposons maintenant que et ne soient tous les deux pas égaux à . Alors, d’après le théorème de Lagrange, leurs cardinalités doivent être inférieures ou égales à , donc leur somme doit être inférieure à et être un multiple de . Elle doit donc être égale à .
Finalement, on obtient les deux équations :
Puisque nous savons que , posons et , ce qui donne et . Ainsi, sans perte de généralité, on déduit que et , donc et .
Enfin, il n’existe qu’un seul groupe non abélien d’ordre à isomorphisme près (il doit être non abélien pour n’avoir que classes de conjugaison), qui est . Cela conclut la preuve.

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