On a la relation Xn−1=d∣n∏Φd dans Z[X] que l’on peut étendre à L[X] (via le morphisme d’anneaux canonique Z→L puis par la propriété universelle des anneaux de polynômes). Soit ζ∈L une racine de Φn alors ζn=1. On note m son ordre dans (L×,×). Il vérifie a m∣n puisque ζn=1. On a alors
ζm−1=0=d∣m∏Φd(ζ)donc, par intégrité de L, ζ est racine d’un Φd pour un certain d∣m. Par ailleurs, (Xn−1)′=nXn−1. Ainsi, les polynômes Xn−1 et nXn−1 n’ont aucune racine en commun car n=0. Les racines de Xn−1 sont simples donc m=n, i.e. ζ est d’ordre n. Ceci prouve plus généralement que tout élément d’ordre n dans L× est racine de Φn.
Soit 1⩽k<ℓ<n premiers avec n. L’élément ζk est alors d’ordre pgcd(k,ord(ζ))=n et ζk=ζℓ car sinon on aurait ζℓ−k=1 ce qui contredit le fait que ζ est d’ordre n. Ceci prouve que fζ:k∈(Z/nZ)×↦ζk∈μn′(L) est injective et bien définie (le fait qu’elle ne dépende pas de la classe se prouve très facilement à la main ou en utilisant la propriété universelle du quotient à k∈Z↦ζk∈L×). Ceci prouve que
Card((Z/nZ)×)=φ(n)⩽μn′(L)⩽Card(Φn−1({0})).Mais Φn est de degré φ(n) donc ce ne sont que des égalités. L’application fζ est alors bijective ce qui prouve que l’action naturelle (k,ζ)∈(Z/nZ)××μn′(L)↦ζk∈μn′(L) est simplement transitive.
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