This score reflects both the level of the required concepts and the difficulty of the solution.Ce score tient compte à la fois du niveau des notions nécessaires et de la difficulté de la résolution.
1–10First steps / middle schoolPremiers pas / collège
On a φ(n)=#{k∈[[0,n−1]]∣k∧n=1}. On a ∀p1,…,pr premiers distincts et (α1,…,αr)∈Nr,φ(j=1∏rpjαj)=j=1∏rpαj−1(pj−1).
Soit 0⩽k⩽n−1 et d un diviseur de n. On a pgcd(k,n)=d⇔pgcd(dk,dn)=1 (utiliser le théorème puis l’identité de Bézout pour s’en convaincre). Ainsi, le nombre d’entiers 0⩽k⩽n−1 tels que pgcd(n,k)=d est φ(dn). On en déduit que [[0,n−1]]=d∣n⨆{k∣pgcd(n,k)=d} donc n=d∣n∑φ(dn)=d∣n∑φ(d).La dernière égalité provenant du fait que d↦dn réalise une bijection de l’ensemble des diviseurs de n.
On pose An=(i∧j)1⩽i,j⩽n∈Mn(R). On a A2=(1112),A3=111121113ou encore A4=1111121211311214.En faisant des opérations élémentaires sur les lignes de la forme Lj←Lj+αLi on conjecture qu’on peut donner une forme triangulaire à An avec sur la diagonale φ(1),φ(2),…,φ(n) et telle que le coefficient (i,j) avec i⩽j vaut φ(i) si i∣j et 0 sinon, i.e. telle que son coefficient en (i,j) vaut δi∣jφ(i). Par exemple, la matrice A4 devient après les opérations L2←L2−L1,L3←L3−L1,L4←L4−L1 puis L4←L4−L2 la matrice B4=1000110010101102. Remarquons qu’appliquer l’opération Lj←Lj+αLi sur une matrice revient à la multiplier à gauche par une matrice de déterminant 1 ce qui ne modifie donc pas son déterminant. On va prouver ce résultat par récurrence forte sur l’indice des lignes à n⩾2 fixé. Soit n⩾2. Initialisation. On prouve que ça marche pour la première ligne i=1. Cette ligne est composée de pgcd(1,j)=1=φ(1) ce qui prouve l’initialisation. Hypothèse de récurrence. Soit 2⩽i⩽n tel que la matrice An ait ses i−1 premières lignes de la forme voulue après des opérations élémentaires sur les lignes. On note Bn la matrice obtenue. Hérédité. La i-ème ligne est composée de diviseurs d de i. Tous les coefficients aij avec i>j sont aussi des diviseurs de j donc sont strictement inférieurs à i. On considère l’opération Li←Li−d∣id=i∑Ld.
Soit 1⩽j⩽n et d′=i∧j. Le coefficient devient alors bij=d′−d∣id=i∑bd,j. Or, par hypothèse de récurrence, bd,j=0 si d∤j donc bij=d′−d∣i,d∣jd=i∑bd,j=d′−d∣d′d=i∑φ(d).On a alors d’après la question précédente :
Si d′=i alors bij=φ(i).
Sinon, d′ est un diviseur strict de i donc la condition d=i dans la somme peut être omise et on a bij=0. On a donc bien bij=0 si et seulement si i∧j=i donc i∣j et vaut alors φ(i). La matrice obtenue étant de même déterminant que An et ayant comme coefficients diagonaux bii=φ(i) on obtient det(An)=i=1∏nφ(i).