On pose L un corps de décomposition de Φn et μn′(L) l’ensemble des racines primitives n-ème de l’unité dans L.
On considère σ:x∈L↦xq∈L l’automorphisme de Frobenius qui est un élément de Gal(L/K). On considère les deux lemmes suivants.
Lemme 1 L’ensemble des racines de Φn satisfait Φn−1({0})=μn′(L) et l'action de (Z/nZ)× sur cet ensemble est simplement transitive.
Preuve Voir le problème suivant.
Lemme 2 Soit F∈K[X] unitaire, scindé à racines simples dans L/K tel que Gal(L/K) agit transitivement sur les racines de F dans L alors F est irréductible dans K[X].
Preuve Voir le problème suivant.
On peut désormais attaquer la preuve.
⇐ Supposons que q engendre (Z/nZ)×. Soient ζ,η∈μn′(L) alors, par le lemme 1, il existe k=qm∈(Z/nZ)× tel que η=ζk=σm(ζ) donc, par le lemme 2 (et le 1) Gal(L/K) agit transitivement sur les racines de Φn donc Φn est irréductible dans Fq[X].
⇒ Supposons que Φn est irréductible dans Fq[X]. On pose ω∈μn′(L) et U={ωqk∣k∈N} qui est une partie de μn′(L) car n et les puissances de q sont premiers entre eux. On pose P=u∈U∏(X−u). On remarque que ∀u∈U,uq∈U. Par les relations coefficients-racines les coefficients de P vérifient donc cq=c donc c∈Fq. Par irréductibilité de Φn on a Φn=P si bien que U=μn′(L). Par ailleurs, U est du cardinal du sous-groupe de (Z/nZ)× engendré par q par simple transitivité son action sur (Z/nZ)×. Ainsi, q engendre (Z/nZ)×.
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