Solution
Découpons le quadrilatère en deux triangles et en traçant le segment .
- Construisons sur la droite un parallélogramme ayant un de ses angles égal à et de même aire que le premier triangle (pour le détail de cette construction , voir le problème Construction d’un parallélogramme de même aire qu’un triangle).
Nous avons donc : (1)
Nous pouvons ensuite reproduire ce parallélogramme en un point quelconque de la façon suivante . Construire d’abord un segment tel que (pour cette construction, voir le problème Gymnastique géométrique à la règle et au compas).
Construire ensuite une droite d’angle par rapport à passant par , et positionner le point tel que (pour cette construction, voir le problème Même angle, autre sommet.
Tracer ensuite une parallèle à passant par et positionner le point à l’intersection de cette paralléle avec la parallèle à passant par
Ce nouveau parallélogramme , qui est superposable au parallélogramme , a la même aire que lui, donc : (2)

- La deuxième partie de la construction est identique à la première, en prenant le second triangle comme figure initiale.
Construire d’abord un parallélogramme ayant un de ses angles égal à et de même aire que le second triangle . Nous avons donc : (3)
Ce parallélogramme est alors reproduit au point de la façon suivante . Construire d’abord un segment tel que en faisant coïncider les points et .
Construire ensuite une droite d’angle passant par , et positionner le point tel que .
Tracer ensuite une parallèle à passant par et positionner le point à l’intersection de cette paralléle avec la parallèle à passant par H.
Ce nouveau parallélogramme , qui est superposable au parallélogramme , a la même aire que lui, donc : (4)

- Nous avons ainsi construit deux parallélogrammes ayant chacun un de ses angles égal à , ayant chacun une aire égale à l’un des deux triangles initiaux, et possédant une base commune .
Par la « transitivité » du parallélisme (pour démontrer ce point, voir le problème Transitivité du parallélisme) , nous pouvons montrer que le quadrilatère , construit sur les deux parallélogrammes et , a des côtés opposés parallèles deux à deux, et qu’il est donc lui-même un parallélogramme, et son aire est égale à la somme des aires des deux parallélogrammes, soit :
Cette dernière égalité couplée à (2) et (4) nous permet d’écrire que : .
La construction répond donc bien à la question posée.

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