Ivan Shishkin, Rye (1878)

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Des triangles rectangles au secours d’une autre égalité d’aires

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Solution by goldfinch · FR

Construire la perpendiculaire à (AB)(AB) passant par CC (pour cette construction, voir le problème Comment élever une perpendiculaire en un point d’une droite ?)
Soit EE un point de cette perpendiculaire tel que CE=ACCE=AC (un simple cercle de centre C et de rayon ACAC suffit pour déterminer ce point).

Construire la parallèle à (CE)(CE) passant par DD et la parallèle à (AB)(AB) passant par EE (pour la construction de ces parallèles, voir le problème Comment construire une parallèle à une droite donnée ?).
Soit FF l’intersection de ces deux parallèles.

Dans cette construction, où (EF)(EF) coupe (CE)(CE) et (DF)(DF), nous pouvons prouver que la somme des deux angles CEF^\widehat {CEF} et EFD^\widehat {EFD} est égale à deux angles droits (pour cette démonstration, voir le problème Quand des parallèles révèlent des angles). Comme l’angle BEF^\widehat {BEF} est une partie de l’angle CEF^\widehat {CEF}, nous pouvons en déduire que la somme des angles BEF^\widehat {BEF} et EFD^\widehat {EFD} est inférieure à deux angles droits, et donc que les deux droites (EB)(EB) et (FD)(FD) vont se rencontrer. Soit GG leur point d’intersection.

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Intéressons-nous d’abord au triangle\textbf {triangle} ACE\bf ACE. Il a deux côtés égaux par hypothèse AC=CEAC=CE, donc il est isocèle en C, et a donc ses deux angles CAE^\widehat {CAE} et AEC^\widehat {AEC} égaux (pour la démonstration de ce point, voir le problème Un triangle avec deux côtés égaux ... et les angles ?).
Par ailleurs, les trois angles du triangle étant égaux à deux angles droits (voir problème Comment Euclide démontre que les angles d’un triangle valent deux angles droits), et que l’angle ACE^\widehat {ACE} est droit par construction, on peut en conclure que les angles CAE^\widehat {CAE} et AEC^\widehat {AEC} sont égaux chacun à un demi angle droit.

Intéressons-nous au triangle\textbf {triangle} ECB\bf ECB. On peut mener exactement le même raisonnement en partant du constat que CE=AC=CBCE=AC=CB (car C milieu de ABAB). On peut en conclure de la même façon que les angles CBE^\widehat {CBE} et CEB^\widehat {CEB} sont égaux chacun à un demi angle droit.

Par conséquent, l’angle au sommet E, soit AEB^\widehat {AEB}, est un angle droit (car composé de deux demi-angles droits).

Considérons le triangle\textbf {triangle} DBG\bf DBG. Etant donné que l’angle EBC^\widehat {EBC} est égal à un demi-angle droit, son opposé au sommet BB, DBG^\widehat {DBG}, est égal aussi à un demi-angle droit (pour la démonstration de ce point, voir le problème Deux droites se coupent... que font les angles opposés ?). Par là même, le triangle BDGBDG est isocèle en DD, et donc : DG=DB\bf DG=DB (1)

Enfin, considérons le triangle\textbf {triangle} EGF\bf EGF. Etant donné que la somme des trois angles est égale à deux angles droits, que l’angle GFE^\widehat {GFE} est un angle droit, et que l’angle DGB^\widehat {DGB} est un demi-angle droit, on peut en conclure que l’angle GEF^\widehat {GEF} est un demi-angle droit aussi, donc que le triangle EGFEGF est isocèle, et donc que FG=EFFG=EF .
Le triangle EGFEGF est donc isocèle en FF et par conséquent on a égalité des deux côtés GEGE et GFGF (pour la démonstration de ce point, voir le problème Un triangle avec deux angles égaux...et les côtés ?), soit EF=FGEF=FG.

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Nous allons maintenant à quatre reprises utiliser le théorème de Pythagore pour les quatre triangles rectangles de cette construction, soit ACEACE, EFGEFG, AEGAEG et ADGADG (pour la démonstration du théorème de Pythagore, voir le problème Quand Euclide démontre Pythagore…..).

Appliquons donc la relation de Pythagore au triangle rectangle\textbf {triangle rectangle} ACE\bf ACE : la somme des aires du carré sur [AC][AC] et du carré sur [CE][CE] est égale à l’aire du carré sur [AE][AE]. En notant que CE=ACCE=AC, nous pouvons en déduire que :
l’aire du carré sur [AE][AE] est égale à deux fois l’aire du carré sur [AC][AC] (2)

Appliquons la relation de Pythagore au triangle rectangle\textbf {triangle rectangle} EFG\bf EFG. Un raisonnement analogue nous permet de dire que l’aire du carré sur [EG][EG] est égale à deux fois l’aire du carré sur [EF][EF].
Comme EF=CDEF=CD, nous pouvons aussi en conclure que :
l’aire du carré sur [EG][EG] est égale à deux fois l’aire du carré sur [CD][CD] (3)

Si nous utilisons les deux égalités (2) et (3) , nous pouvons en déduire que la somme des aires des deux carrés sur [AE][AE] et [EG][EG] est égale à deux fois la somme des aires des deux carrés sur [AC][AC] et [CD][CD] (4)

Appliquons la relation de Pythagore au triangle rectangle\textbf {triangle rectangle} AEG\bf AEG (ce triangle est rectangle en EE comme montré ci-dessus): la somme des aires du carré sur [AE][AE] et du carré sur [EG][EG] est égale à l’aire du carré sur [AG][AG]
Cette égalité, couplée avec (3) nous donne :
l’aire du carré sur [AG][AG] est égale à deux fois la somme des aires des deux carrés sur [AC][AC] et [CD][CD] (5)

Enfin, appliquons la relation de Pythagore au triangle rectangle\textbf {triangle rectangle} ADG\bf ADG. Nous obtenons la relation suivante :
l’aire du carré sur [AG][AG] est égale à la somme des aires du carré sur [AD][AD] et du carré sur [DG][DG] (6)

La relation (5) couplée avec la relation (6) nous permet de conclure que la somme des aires du carré sur [AD][AD] et du carré sur [DG][DG] est égale à deux fois la somme des aires des deux carrés sur [AC][AC] et [CD][CD] .

En utilisant la relation (1), soit DG=DBDG=DB, nous trouvons la relation finale qu’il fallait démontrer, soit : la somme des aires des deux carreˊs sur\textbf {la somme des aires des deux carrés sur} [AD]\bf [AD] et sur\textbf {et sur} [DB]\bf [DB]est eˊgale aˋ deux fois la somme des aires des deux carreˊs sur\textbf {est égale à deux fois la somme des aires des deux carrés sur} [AC]\bf [AC] et sur\textbf {et sur} [CD]\bf[CD].

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